Algérie

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Nouveau messagede yacoub » 27 Déc 2010 19

La moyenne de consanguinité en Algérie est de 38,80% selon la Fondation nationale pour la promotion de la santé et le développement de la recherche (FOREM).

mercredi 19 septembre 2007.

La consanguinité reste élevée en Algérie. L’enquête, qui a ciblé des échantillons pris dans 21 communes réparties sur 12 wilayas : trois wilayas du Sud de l’Algérie (El-Oued, Biskra et Ghardaïa), quatre wilayas du Centre (Alger, Boumerdès, Bouira et Béjaïa), trois wilayas de l’Est (Bordj Bou Arreridj, Tébessa et Annaba) et deux wilayas de l’Ouest (Oran et Aïn Defla), a montré en outre que la commune de Bir El-Ater (wilaya de Tébessa) détient le taux de consanguinité le plus élevé dans le pays avec 88%, alors que le taux le plus bas a été enregistré à Oran avec 18,5%. A Alger, le taux de consanguinité est bien au-dessous de la moyenne nationale : seulement 29,25%, a révélé l’enquête. Celle-ci a duré six mois et le choix des échantillons a été fait au hasard, souligne Forem, suivant les commandements humains et matériels disponibles. Confiés à des étudiants en fin de cursus, l’enquête s’est déroulée dans des PMI où a été opéré la captage des 2.600 mamans à la faveur des visites de vaccination. La fondation précise, en outre, que 47% des familles ciblées par l’enquête ont moins de 3 enfants, 37% ont entre 4 et 7 enfants et 7,7% ont plus de 7 enfants.

La consanguinité du 2ème degré est encore plus marquée dans certaines wilayas d’Algérie. Elle est très élevée dans les wilayas de Boumerdès, Aïn Defla et Bordj Bou Arreridj avec respectivement 85,71%, 76,3% et 75,92%. Elle est cependant plus basse encore à Oran avec 18,91%. Selon l’enquête toujours, les anomalies congénitales observées à la naissance (bec-de-lièvre, maladie de Duchenne, agénésie des membres, trisomie, mucoviscidose...) marquent un taux très élevé : 6,52%, soit presque deux à trois fois plus élevé par rapport aux taux admis de 2 à 3%. Le cas de maladies génétiques sont plus nombreux dans les familles issues de mariage consanguin. La fréquence, ajoute la même étude, paraît proportionnelle au lien de consanguinité. Ainsi, dans ce groupe ont été retrouvés : 23 cas d’anémie hémolytique, 14 cas de cardiopathie congénitale, 3 cas d’hémophilie et trois cas de surdité. Chez les enfants de parents non consanguins ou avec une consanguinité lointaine (5ème, 6ème degrés), d’après les résultats de l’enquête, aucune affection génétique n’a été décelée dans l’échantillon étudié. En conclusion, la Forem soutient que cette étude affirme l’importance des liens de consanguinité qui unissent les familles algériennes.

Synthèse de Mourad, http://www.algerie-dz.com
D’après le Quotidien d’Oran

http://www.algerie-dz.com/article10916.html
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Re: Algérie, l'endogamie islamique pb de santés

Nouveau messagede yacoub » 25 Avr 2011 17

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Re: Algérie, l'endogamie islamique pb de santés

Nouveau messagede yacoub » 30 Sep 2012 14

'Algérie demande des limites à la liberté d'expression pour protéger l'islam
A l'ONU, l'Algérie demande des limites à la liberté d'expression pour protéger l'islam

L'Algérie a demandé samedi devant l'Assemblée générale des Nations unies un effort international pour empêcher des attaques contre l'islam en posant des limites à la liberté d'expression.

Dans son discours devant l'assemblée générale, le ministre algérien des Affaires étrangères Mourad Medelci réclamé une action mondiale sous l'égide de l'ONU pour répondre aux violentes manifestations suscitées dans le monde arabo-musulmans par "Innocence of Muslims", un film amateur produit aux Etats-Unis et ridiculisant les musulmans et le prophète de l'islam Mahomet.

Si Mourad Medelci n'a pas précisé exactement de quelle façon il pensait que l'ONU pouvait intervenir, son appel fait écho à d'autres demandes faites devant l'Assemblée générale par des dirigeants du monde musulman qui souhaitent que le blasphème et les insultes contre l'islam soient interdits dans le droit international.

En marge de l'Assemblée, Ekmeleddin Ihsanoglu, le secrétaire général de l'Organisation de la coopération islamique (OCI), Ekmeleddin Ihsanoglu, a déclaré à l'Associated Press samedi qu'il souhaitait que les insultes envers l'islam soient traitées comme l'incitation à la haine raciale.

"Si le monde occidental n'arrive pas à comprendre la sensibilité du monde musulman, alors nous sommes dans le pétrin", a-t-il dit. De telles provocations posent "une menace pour la paix et la sécurité internationales et le caractère sacré de la vie
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Re: Algérie

Nouveau messagede yacoub » 9 Oct 2012 13

Algérie,l'ère autoritaire 1962-1988
Diffusé le 30-09-2012 sur Arte

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Re: Algérie

Nouveau messagede yacoub » 20 Oct 2012 09

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Re: Algérie

Nouveau messagede yacoub » 20 Oct 2012 13

Algerie : le harcélement sexuel : un tabou?

http://www.algerie-focus.com/blog/2010/ ... u-travail/

Algérie : Le harcèlement moral et sexuel au travail

La loi vient toujours sanctionner une pratique. Elle ne la précède jamais. Il a fallu des années et des années pour qu’apparaisse l’article suscité dans le code pénal algérien (art. 341 bis).

Le concept de cette loi N° 04-15, introduite, pour la première fois, dans les anales de la législation algérienne, est très vague – ce qui rend la procédure judiciaire difficile. Un flou s’y dégage : Il reste beaucoup à faire pour informer sur la teneur de l’article en question, sur la possibilité de recours à la justice des femmes qui subissent cette violence : Dans quelle mesure peut-on pénaliser l’acte du harcèlement moral et sexuel sur les lieux du travail en ayant recours à ces textes ? Faut-il alors que l’acte du harcèlement moral et sexuel soit durable, et que le harcèlement insiste pour qu’on puisse le sanctionner ?

Aujourd’hui, avec les reformes libérales, c’est la généralisation des emplois temporaires, la vie est dure et l’emploi est rare. Ces conditions de chantage économique ont favorisé le harcèlement moral et sexuel dans le milieu du travail.

La définition de la notion du harcèlement au sens large du terme est une forme de violence physique et/ou matérielle et/ou morale et psychologique portant atteinte à la dignité, la pudeur, l’honneur et la liberté de la femme. Il peut se traduire par des insinuations verbales (directes ou indirectes) tels que les compliments, les blagues, les plaisanteries, les invitations de toute proposition ayant un but sexuel. Le toucher allant des pincements ou caresses à viol. Sur les lieux du travail, il se traduit, en outre, par l’abus du pouvoir qui revêt toutes les formes de pression en faisant chanter la femme sur ses droits les plus légitimes et absolus.

En effet, Le harcèlement sexuel et/ou moral, tant dans la rue que sur les lieux de travail, accompagné d’agressions physiques ou de pressions par ceux qui détiennent une autorité, restent, ainsi, tabous et font rarement l’objet de plaintes. Car, il est d’une violence telle qu’il cantonne la femme au repli sur soi et au silence. Sur le plan psychologique, les conséquences sont très graves. Le harcèlement en question porte gravement atteinte à la dignité des femmes. Leur santé mentale est ébranlée. Elles sont blessées, humiliées et fragilisées. Coté dépôt de plainte, les victimes se taisent, conscientes de la lâcheté de leur entourage dans ce genre de situation. Elles se trouvent alors confrontées à toutes ces femmes, souvent les plus virulentes, qui font carrière en utilisant leur corps comme seul atout. Quant à ces hommes, la majorité ne voit nulle part le harcèlement, le corps des femmes n’étant pour eux que « marchandise »… Ces femmes ont du mal à se faire entendre quand elles sont victimes des déviances sexuelles de leur directeur, professeur ou chef d’entreprise…

En 2005, les services de police ont enregistré 7419 cas de violence (débats des deux journées du premier atelier local, tenu à Alger, sur la violence contre les femmes organisé lundi 11 et mardi 12 juillet à Alger, par l’association Femmes en Communication avec l’aide du programme Karama (dignité), une ONG, qui relève du mouvement international V-Day, créée en 1998 pour faire cesser la violence pratiquée contre les femmes et les jeunes filles)dont 176 cas de harcèlement sexuel et pour le 1er trimestre 2006, 63 cas de harcèlement sexuel ont été répertoriés sur 1762 cas de violence.

Selon le rapport du Centre d’écoute et d’aide aux victimes du harcèlement sexuel, hébergé et financé par la Centrale syndicale UGTA, sur les 942 appels recensés durant la période de janvier à décembre 2004, 388 sont des appels pour cause de harcèlement sexuel, relève en outre que la tranche d’âge des victimes d’agressions sexuelles se situe entre 21 ans et 55 ans (In Liberté du 11 janvier 2005 : « Harcèlement sexuel : La honte » de Nadia Mellal)

Selon certains témoignages, les femmes harcelées ne déposent pas souvent de plainte contre leurs ’’harceleurs’’ d’un coté, les questions relatives au sexe relèvent du tabou et de l’autre coté, les raisons socio-économiques qui constituent un très grand obstacle. Une femme travailleuse, qui perçoit mensuellement un salaire qui lui permet de subvenir aux besoins de ses enfants ou de sa famille, éprouve toutes les peines du monde à oser dénoncer ses harceleurs en courant le risque de se retrouver sans emploi. Dans le passé, seules les femmes célibataires étaient harcelées ; mais de nos jours, les auteurs s’attaquent à toutes celles qui se trouvent dans leur champ de vision.

Pour parer à cette situation, une aide juridictionnelle doit être introduite dans le code sus – mentionné afin de permettre à ceux qui n’en ont pas les moyens de se défendre en justice. Cette aide, sous forme de prise en charge par l’État d’une partie ou de la totalité des frais de justice de l’harcelée, en particulier des honoraires d’avocat, sera accordée sous réserve que les ressources des demandeuses, touchées dans leur dignité, soient inférieures à un plafond donné et ce avec l’appui, ne serait ce que pour une prise en charge morale, des centres d’écoute, groupe de femmes, commissions, collectifs syndicaux et associations de défense des droits de l’Homme, en particulier, ceux de la femme…

Ainsi, d’autres articles doivent être introduits, aussi, dans le droit du travail actuel, qui condamne le fait :

1/ Aucune mesure concernant le recrutement, la titularisation, la formation, la notation, la promotion, l’affectation et la mutation ne peut être prise à l’égard d’un fonctionnaire en prenant en considération : Le fait qu’il a subi ou refusé de subir les agissements de harcèlement d’un supérieur hiérarchique ou de toute personne qui, abusant de l’autorité que lui confèrent ses fonctions, a donné des ordres, proféré des menaces, imposé des contraintes ou exercé des pressions de toute nature sur ce fonctionnaire dans le but d’obtenir des faveurs de nature sexuelle à son profit ou au profit d’un tiers ; Ou bien le fait qu’il a témoigné de tels agissements ou qu’il les a relatés.

2/ Aucun salarié ne peut être sanctionné ni licencié pour avoir subi ou refusé de subir les agissements de harcèlement d’un employeur, de son représentant ou de toute personne qui, abusant de l’autorité que lui confèrent ses fonctions, a donné des ordres, proféré des menaces, imposé des contraintes ou exercé des pressions de toute nature sur ce salarié dans le but d’obtenir des faveurs de nature sexuelle à son profit ou au profit d’un tiers.

3/ Si la personne, qui a subi un harcèlement sexuel ou moral, décide de démissionner, on considère qu’elle est « involontairement privée de son emploi » et que, de ce fait, elle peut y rejoindre, de « nouveau », son poste de travail avec paiement en rétro – actif des mensualités non dues… par son employeur.

4/ Il appartient à l’employeur de prévoir dans le règlement intérieur de l’entreprise une sanction proportionnelle à l’infraction commise par le harceleur (licenciement, rétrogradation …).

Reste, seulement, si la victime ne sera pas chassée par sa famille, du jour au lendemain, le moment d’assumer, publiquement, son acte qu’est d’attaquer devant les tribunaux son agresseur ? Comme témoigne Marie Victoire LOUIS dans son livre : Le droit de cuisage (Ed. de l’Atelier/éd. Ouvrières, 1994), dédié à la mémoire d’une femme qui avait été harcelée et violée par son patron. Le soir, elle le dit à son mari : pour toute réponse, celui-ci, furieux contre la victime, l’attache, l’arrose d’essence et y met le feu …Cela s’est passé en France il y a quelques années …

Face à ces phénomènes dangereux pour la société et l’Etat, plutôt que de mettre en place des politiques globales de réhabilitation des victimes, les autorités se sont le plus souvent bornées à un discours de compassion formelle à leur égard. Ce qui a poussé une majorité des victimes de violences sexuelles … tombées enceintes à suivre la voie de l’avortement.

Un pas en avant, deux pas en arrière ! Voila, en quelque sorte, le chemin que parcourt notre chère Algérie en matière de droits de l’Homme.

Par Samir REKIK
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Re: Algérie

Nouveau messagede yacoub » 28 Oct 2012 14

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Re: Algérie

Nouveau messagede yacoub » 8 Nov 2012 16

Non à la repentance de la France.

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Re: Algérie

Nouveau messagede yacoub » 10 Nov 2012 13

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Re: Algérie

Nouveau messagede yacoub » 2 Déc 2012 18

Fadéla M’Rabet Algérienne et féministe, de première heure.

Fadéla M’rabet est née à Skikda en 1936. Elle est élevée dans un milieu oulémiste, son père étant un proche ami de Ben Badis. Ce père, cultivé et éclairé, l’envoie en 1954 faire des études supérieures de sciences à Strasbourg. A Skikda, le père de Fadéla est le premier à envoyer ses filles à l’école. Docteur en biologie, Fadéla M’rabet a été maître de conférences et praticienne des hôpitaux à Broussais – Hôtel-Dieu (Paris).

Elle a publié deux livres retentissants La Femme algérienne (Maspéro, 1965) et Les Algériennes (Maspéro, 1967), alors qu’elle animait des émissions à la Chaîne III de la radio avec son mari Maurice Tarik Maschino de 1963 à 1967.

Elle publie aussiL’Algérie des illusions, en collaboration avec Maurice Tarik Maschino (R. Laffont, 1972) ; Une enfance singulière… en Algérie (éditions Balland, 2003, réédition ANEP) et Une femme d’ici et d’ailleurs.

Quand elle donne des conférences, il arrive que des femmes, mais aussi des hommes, viennent l’écouter avec à la main La Femme algérienne qu’elle a écrit en 1965 ou Les Algériennes (1967).

Fadéla M’rabet est une féministe de première heure. « Ma génération s’est battue pour la dignité, que ce soit en Algérie ou en France (…) A travers une émission de radio, j’ai tenté de donner la parole aux jeunes filles qui vivaient dans des conditions lamentables. Elles étaient soumises au mariage forcé. Leurs parents n’avaient jamais imaginé que leurs filles allaient mettre fin à leur vie. (…) Ceci a vraiment gêné le gouvernement de l’époque à tel point qu’on bloquait le courrier qui nous était adressé. J’ai même été convoquée par le ministre de l’Information de l’époque et il m’avait dit que j’étais trop impatiente et qu’il était prêt à sacrifier les femmes pour sauver la révolution », écrit Fadéla M’rabet dans Une Enfance singulière… en Algérie (éditions Balland, 2003).

Elle écrit aussi : « J’ai l’impression que depuis ma naissance, il y a 69 ans, je ne cesse d’entendre parler de la même chose, le voile, la polygamie, la répudiation (…) Le tutorat qu’on veut absolument conserver relève à mon sens du proxénétisme quand il concerne la femme majeure. »

Et d’ajouter dans le même livre autobiographique : « Il faut vraiment que les hommes nous méprisent pour inscrire notre nom dans une case du livret de famille avec, en attente d’être occupées, trois autres cases – comme autant de niches à lapines. Ou encore, pour décider du mari qui nous convient. »

Lynchage médiatique

Fadéla M’rabet a écrit La Femme algérienne (1965) et Les Algériennes (1967) à la suite des émissions qu’elle animait à la radio Chaîne III avec son mari, Maurice Tarik Maschino, militant de l’indépendance de l’Algérie.

Ils avaient trois émissions : « Cinq minutes d’histoire de l’Afrique », « Le magazine de la jeunesse » où les jeunes parlaient de leurs problèmes et une émission littéraire qui s’appelait « Des livres et des hommes ». Elle nous raconte : « Au bout d’un certain temps, surtout avec « le magazine de la jeunesse », on recevait beaucoup de lettres de filles qui m’appelaient à leur secours parce qu’on voulait les retirer de l’école pour les voiler et les marier. Des filles qui pensaient qu’il n’y avait pas d’autre échappatoire que le suicide. Il y avait beaucoup de suicides, alors que, jusque-là, ils étaient rares. L’indépendance avait fait espérer à ces jeunes filles qu’elles n’allaient pas continuer à vivre comme leur mère. Nos émissions avaient une audience considérable. Des journalistes étrangers en rendaient compte. Des médecins nous appelaient au chevet de celles qui rataient leur suicide et je me souviendrai toujours de cette fille qui était exsangue dans son lit, à l’hôpital, et son père qui ne cessait de lui répéter : « Ma fille tu nous as déshonorés ». Devant cette accumulation de drames, je me serais sentie coupable de non-assistance à personnes en danger. Cela a été pour moi l’expression d’un cri pour venir au secours à toutes ces filles auxquelles on gâchait la vie, qu’on empêchait de vivre. »

A la sortie de ces deux livres, notamment le second, Fadéla M’rabet est l’objet d’un lynchage médiatique. Elle se rappelle : « On disait que j’incitais à la débauche, alors que je soutenais qu’on doit se libérer par la culture, par le travail, par l’instruction. »

Fadéla M’rabet est radiée en 1967 de son poste d’enseignante au lycée de garçons El Idrissi, elle a été ensuite réintégrée au lycée Frantz Fanon. Tarik, son mari, et elle n’avaient plus d’émission à la radio, ils ne pouvaient plus faire de reportages dans les journaux. « On ne pouvait plus s’exprimer. On voulait nous imposer une espèce de mort de la pensée. » Ils partent alors en France.

Pendant dix ans, Fadéla M’rabet n’est pas retournée en Algérie, n’ayant pu renouveler son passeport. En septembre 2003, elle a été invitée officiellement au Salon du livre d’Alger par la ministre de la Culture, Khalida Toumi. « J’ai été interviewée par la presse, la télévision, la radio. Cela fait plaisir d’être reconnue par les siens. »

« Un jour, nous serons libres »

Fadéla M’rabet s’insurge contre ce qu’on appelle les « valeurs arabo-islamiques » « sans jamais nous les définir ». « Est-ce que c’est une valeur de jeter une femme sur le trottoir ? Est-ce que c’est une valeur de spolier une femme de la moitié de l’héritage ? Est-ce une valeur la polygamie ? Est-ce une valeur de bafouer sans cesse la dignité de la femme ? », se demande-t-elle.

« Les valeurs arabo-islamiques, telles qu’elles m’ont été transmises, véhiculaient un art de vivre qui avait pour fondement l’humanité. Ce qui m’a été enseigné, ce ne sont pas des règles à respecter aveuglément, mais une façon de réagir en mon âme et conscience, seule, sans intermédiaire. »

Dans Une femme d’ici et d’ailleurs. La liberté est son pays, qui est sorti le 4 mars 2005 aux éditions de l’Aube, Fadéla M’rabet relève que « s’interroger, penser par soi-même, critiquer, c’est se mettre au ban de la société. S’exclure … Chercher à être soi-même en se fondant sur son propre jugement peut conduire, en effet, à une autre conception du monde. Une conception moderne, scientifique, laïque. Qui distingue absolument le religieux du politique. Et ne conçoit pas que le religieux régisse, dans ses moindres détails, de la naissance à la mort, du lever du jour au coucher du soleil, la vie sociale, comme la vie privée. « Conception » diabolique, pour la plupart. Voilà pourquoi cette société figée empêche, ou tente d’empêcher, toute conscience singulière de se manifester, privilégie la tradition, et contraint chacun à l’observance la plus stricte de la loi : celle des ancêtres ».

« Un magnifique exemple de réalisation personnelle »

Sa grand-mère est le personnage central de son livre Une Enfance singulière.

Elle écrit : « Djedda m’insuffla le courage de me libérer. Veuve très jeune, elle n’a jamais voulu donner de beau-père à ses enfants. Du moins, c’est ce qu’elle disait. En tout cas, il nous était impossible d’imaginer cette force de la nature encombrée d’un mari. A ses côtés, il n’aurait été qu’un adversaire ou un nain. » (…) « Elle m’a donné un magnifique exemple de réalisation personnelle par l’activité sociale qui fut la sienne – la plus respectée de son époque : faire venir au monde des enfants. Non pas biologiquement, ce qui est à la portée de toute femme, mais par un savoir et un savoir-faire qui faisaient d’elle une grande prêtresse, une déesse de la maternité et de la vie. (…) Et moi qui ai vécu dans le milieu médical hiérarchisé, je peux dire que Djedda a eu plus de prestige qu’un mandarin de la faculté de médecine de Paris, parce que son travail était au service de la communauté, il était gratuit et désintéressé. » … « C’est certainement la liberté d’esprit de Djedda qui m’a également permis d’assimiler deux cultures sans déchirements : je ne me suis jamais sentie écartelée entre deux mondes. » « Toute culture authentique est universelle. »

Elle nous raconte comment l’idée de ce livre lui est venue. En 1989, elle reçoit une invitation de féministes américaines qui voulaient l’inviter à un congrès international à Montréal et elles lui ont demandé de leur faire un exposé sur Simone de Beauvoir et le féminisme français. « J’ai répondu que malgré toute l’admiration que j’avais pour elle, Simone de Beauvoir n’était pas mon modèle féministe. J’ai proposé Djedda ma mémoire. Elles ont accepté. » Cette communication a débouché sur le livre Une enfance singulière… en Algérie.

« Il n’y a pas de modèle préétabli »

Lorsqu’à la faveur d’un débat, des jeunes filles beurs lui demandent si elles doivent se comporter comme des Françaises ou comme des Algériennes, elle leur répond : « Vous devez vous comporter en votre âme et conscience, sans conformisme, partout. » « Parce que toute personne est singulière et enrichira ainsi son pays et toute l’humanité », nous dit-elle. « Il n’y a pas de prototype, de modèle préétabli. Et ces filles quand je leur disais cela, j’avais l’impression qu’elles étaient soulagées parce qu’enfin quelqu’un ne les met pas dans un carcan. En Algérie, c’est pareil. »

L’espoir

La situation actuelle de l’Algérie, elle l’évoque avec nous en reprenant cette scène décrite par l’écrivain Anouar Abdelmalek qui raconte dans un de ses livres qu’un soir, dans une rue d’Alger, il aperçoit au loin une petite lumière, vers laquelle il se dirige. Il voit une petite fille en train de faire ses devoirs sur le trottoir à la lumière d’une lampe électrique à côté de sa mère. « Au Salon du livre à Alger, des journalistes m’ont demandé si je voyais un espoir. L’image de cette petite fille est à la fois d’une tristesse infinie, mais d’une extrême beauté parce que tant qu’il y aura une petite fille qui, contre vents et marées, contre les inondations, les tremblements de terre, continue à faire ses devoirs, l’espoir est permis. Cela veut dire que l’Algérie restera toujours debout. »

En 1965, – le propos n’a pas pris une ride depuis tant il reste d’actualité – , Fadéla M’rabet écrivait en conclusion de La Femme algérienne : « Il en est de la libération des femmes comme de l’indépendance nationale : elle s’arrache. Les colonisés, les prolétaires qui se sont libérés ces dernières décennies, ne doivent qu’à eux-mêmes leur salut ; c’est grâce à leurs luttes que les femmes, ailleurs, ont conquis la plupart de leurs droits. »
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Re: Algérie

Nouveau messagede groove19 » 4 Déc 2012 01

Salut Yacoub

Tu te doute bien que mon petit doigt me disais bien que ce Topic voguer quelque part dans la longueeeeeeeee liste de topic de ce Forum x22

Et tu te douter peut être pas que j'allais le capté ,mais CouCou je suis la ,I AM Algérien aussi ,donc réaction oblige !!

Mais avant cela je vais t'aider a faire décollé ce Topic car sinon je te promet que sans mon intervention il resterai avec 1 pages voir 2 x18

Mais avant tout ,quéstions ??
Qu'est ce qu'un topic qui anime une pages entière de Post politique on a voir avec l'islam ??
Au début pour la consanguinité je me suis dit OK il fais un rapprochement éventuel avec l'islam ,donc attendons la chute pour mieux juger mais ,après c'est quoi toute cette politique Algèrienne que tu nous post la ???

On est pas dans un Forum politique (Michelle Tabaro ou des menbres de notre gouvernement du Bled ,on s'en fou ,ou veux tu en venir ???

Merci de ta réponse
groove19
 

Re: Algérie

Nouveau messagede yacoub » 4 Déc 2012 16

x17 x31
Tu n'es pas sans savoir que l'Algérie n'est pas un pays laïque mais théocratique et où on apprend la charia à l'école maternelle.
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Re: Algérie

Nouveau messagede groove19 » 5 Déc 2012 00

yacoub a écrit:Tu n'es pas sans savoir que l'Algérie n'est pas un pays laïque mais théocratique et où on apprend la charia à l'école maternelle.


Mais ce n'est pas vraie bon sang Yacoub !!

Non mais comment peux tu mentir avec autant d'éffroi a un Algérien comme toi ,tout sa pour faire beau devant les autres parce qu'entre nous deux OUI je suis musulmans ,mais je suis celui qui dit le plus la vérité punaise!!

Yacoub j'ai était a l'école en Algérie et dans un Village au début ,il y a 2 choses 1 la maternelle ou on t'apprend a déssiner et chanter des chants Glorieux sur l'indépendance de l’Algérie avec des Chansons du style Kassamene ,ou mine adjlika ya wouatani etc...

L'islam est la Charia ne t'apprend pas a lever un drapeau pour un pays en dehors de Dieu !

Les jeunes Filles et Garçons sont la a apprendre la Langue Arabe ,math ,physique etc...,et la seul notion islamique donner et le cours de Tarbiya islamiya ,ou on te raconte toute l'histoire des Prophètes et leur prodiges de Adam a Mohammed saws comme des comptes ,on était tous aux anges en écoutant cela ,c'était super détendu ,la Prof était souriante ,et pour te dire jamais on ne ma enseigner le jour dernier ou l'éffroi des Bataille avec détaille etc...

Pourtant j'étaie dans une école vers 20 KLM de Alger ,j'en et même fais plusieurs !!

D'ailleurs une chose qui ma déplus ,arriver en 6 éme il avais plus de cours islamique dans le programme !!
Francais,anglais,math,phisique,chimie,histoire,géo etc... mais aucun moment pas 1 seconde l'islam !!!

Conclusion il enseigne au jeune la notion de l'islam ,celle qui te l'explique le fais au enfants de 5 a 9 ans en gros jusqu'au CM2 mais pas plus et a aucun endroit sauf peut être pour les endroit spécialiser après ton diplome bac etc... si tu veux t'orienter dans une DJAMIRA université islamique mais faut chercher !!

Alors après il y a les MADRASSA apprendre le Coran a la mosquée ,et basta mais rien d'autre d'ailleurs les gosse arriver un moment il se sauve tous pour s'inscrire au Foot et lache tot l'affaire !!

ps; Moi je te parle de vécu j'ai tout vue la bas ,j'ai voyager dans tout le pays ,et réveille toi moi même je le reproche ,il ne sont pas a fond dans les principe de l'islam la est mon problème ,la parabole et les série hindoux et libanaise leur a bouffer la tête (déspérate housewive brésilien mais les paroles sont Arabes x08
Non répond moi a sa ,quel nation islamique laisserai dans la chaine la plus populaire d'algérie ENTV le peuple regarder comment des couples apprenne a s'aimer et flirter avec des Amour interdit et des happy end rose etc...

C'est sa ta Charia !!!! x12
Bas va l'expliquer a Bouteflika alors parce que ce n'est pas ce qui ce passe oulide bladi
groove19
 

Re: Algérie

Nouveau messagede yacoub » 5 Déc 2012 11

x17 x31

En Algérie, on enseigne dans les classes de primaire quelques aspects de la charia à travers une matière plus générale intitulée : « l’éducation islamique », afin d’initier les enfants aux principes généraux de l’islam comme al 'aqida' (« la foi »), assira annabawiya (« la vie du prophète »), puis au collège sont introduites les notions du licite et de l’illicite dans l’islam, et notamment des différentes lois et prescriptions contenues dans la charia à propos du mariage, des crimes, des relations humaines, etc.

Au lycée, l’enseignement devient plus « complet », avec l’introduction de matières plus développées concernant la vie pratique (l’héritage, les hudud, le commerce, etc.).
Le nom de la matière change pour devenir « charia islamique ».

Cette matière sera examinable au bac algérien à partir de 2008 en tant que matière obligatoire pour toutes les filières et pour tous les Algériens qui passent le bac, quelle que soit leur religion ou croyance.

Pour ceux qui veulent approfondir leurs connaissances de la charia, il existe à l’université une filière appelée « charia islamique », notamment à l’université islamique de L’Émir Abdelkader à Constantine.

l'Algérie n'applique que très peu la charia : cependant elle l'enseigne dans son intégralité.

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Re: Algérie

Nouveau messagede yacoub » 6 Déc 2012 19

x17 x31
Si c'est oui pour Constantine, c'est oui pour toute l'Algérie.
L'Algérie est un état centralisateur et c'est d'Alger que partent les dircetives pour faire appliquer le programme scolaire.
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Re: Algérie

Nouveau messagede groove19 » 6 Déc 2012 23

yacoub a écrit:Si c'est oui pour Constantine, c'est oui pour toute l'Algérie.
L'Algérie est un état centralisateur et c'est d'Alger que partent les dircetives pour faire appliquer le programme scolaire.


Tu vas vite en besogne Yacoub !!

Tu pense pas qu'on doit la vérité au lecteur de nos post sur l'Algérie x16

Car ce n'est pas un éffet boule de neige qu'ils ont envie de constater OK §

Dans le térrain ce n'est pas ce qui se passe ,l'algérie est pas encore prête pour la Sharia ,car ils aime beaucoup trop l’oseille mais ils en sont capable !!

Et je serai le premier heureux de la Charia instauré !!

Mais tu sais très bien que le Gouvernement est contre ce genre de vision Futuriste pour l'instant est comme le Printemps Arabe n'a pas frapper la bas ,tu peux oubliais pour l'instant
groove19
 

Re: Algérie

Nouveau messagede yacoub » 7 Déc 2012 15

x17 x31
De mieux en mieux, tu es pour la charia en Algérie donc tu es pour:
la lapidation des femmes
le tranchage des mains
le tranchage des pieds
la crucifixion
les coups de fouets par centaine
etc
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Re: Algérie

Nouveau messagede groove19 » 7 Déc 2012 23

yacoub a écrit:x17 x31
De mieux en mieux, tu es pour la charia en Algérie donc tu es pour:
la lapidation des femmes
le tranchage des mains
le tranchage des pieds
la crucifixion
les coups de fouets par centaine
etc


Oula tu va vite en besogne oulide bladi x08

La charia n'est pas que sa !!

En plus Crucifixion tu vas ou la ?? on est pas des Chrétiens ??
Même eux ne crucifie pas x16

Toi tu répond au maux de la vie ,et au désordre des innocents avec vive la vie ,bas vas y vois ou le monde est tourner et dit moi que tout et Yes a la TV tout les jours !!!
groove19
 

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