Que faisons-nous, en tant que chrétien, contre ce fléau ?

Judaisme et Messianisme

Que faisons-nous, en tant que chrétien, contre ce fléau ?

Nouveau messagede Reloaded » 1 Déc 2014 12

Luc Henrist / Que faisons-nous, en tant que chrétien, pour enrayer ce fléau ?

«J’étais en prison et vous êtes venus vers moi…» (Mat. 25v36) ; «Souvenez-vous des prisonniers comme si vous étiez en prison avec eux» (Hébreux 13v3)

Le milieu carcéral est souvent mal connu par la plupart d’entre nous. Selon le pays où nous habitons, on s’imagine que les prisonniers vivent plus ou moins à l’aise. En plus d’être logés, nourris et blanchis, certains pensent qu’ils disposent de tout le confort et de toutes les commodités que la vie moderne peut nous offrir : radio, télévision, sports, loisirs, etc… A contrario, certains pensent qu’être prisonnier, c’est être mis «aux fers» comme aux temps médiévaux, dans un cachot humide et sombre, ayant pour compagnie les rats, comme literie une paillasse et comme nourriture un quignon de pain sec et une cruche d’eau. Il faut, entre ces deux extrêmes, trouver le juste milieu qui dépeint souvent la réalité.

Il est nécessaire de faire la différence entre la maison d’arrêt où le prisonnier attend sa condamnation et l’établissement pénitentiaire où il «purgera» sa peine. Souvent, la maison d’arrêt est un lieu austère, strict, où règne souvent une atmosphère de désespoir : ceux qui sont là, y sont souvent pour la première fois. Tout s’écroule autour d’eux : leur réputation, leur profession ou leurs études, leurs relations familiales ou amicales. De plus, ils sont perplexes quant à leur avenir, car la décision du juge influencera le reste de leurs vies : la profession qu’ils avaient choisie risque de leur être inaccessible vu les antécédents judiciaires. Leurs épouses devront subir les regards dédaigneux et soupçonneux des voisins qui n’ont «rien à se reprocher», leurs enfant seront assaillis de questions plus meurtrières les unes que les autres à la cour de récréation : «Où est ton père ?»… «Qu’est-ce qu’il a fait ?»… Et de plus, le prisonnier sera souvent abandonné, comme un malade qu’on met en quarantaine, par peur d’être contaminé…

Les premiers jours sont souvent les plus pénibles. On réalise qu’on est en prison. Toutes les conséquences de ses actes défilent devant soi comme sur un écran de cinéma. « Y-a-t-il moyen de faire marche arrière ? » est souvent la question qu’on se pose. Après quelques jours, on s’habitue, tant bien que mal, au nouveau rythme de vie : 6h30 réveil. On vous passe votre petit-déjeuner par une ouverture dans la porte de votre cellule. A 10h00, sortie au préau : on «tourne» dans cette cour pendant 1 heure. A 11h00, on vous sert le déjeuner, en cellule. A 14h00, à nouveau une heure de préau. A 17h00, on vous sert le souper. A 23h00, extinction de l’éclairage. D’une prison à l’autre, ce scénario peut varier, mais souvent il est similaire. Par ailleurs, de temps en temps, le détenu reçoit la visite des membres de sa famille, ainsi que de son avocat, au parloir (endroit où on communique par un guichet muni d’une vitre blindée). A part les gardiens, l’aumônier est la seule personne qui a le droit d’entrer dans la cellule et qui va y être enfermé avec le détenu le temps de sa visite.

Dans certaines prisons, le détenu reste donc 22 heures sur 24 heures dans sa minuscule cellule. On attend sa condamnation. La visite de l’aumônier est donc souvent vue comme une bouffée d’air frais. Même le très médiatique Bernard Tapie, incarcéré pendant près de six mois, reconnaît avoir ressenti le besoin d’approfondir sa religion «notamment dans ces épreuves-là». Aussi étrange que cela puisse paraître, la prison peut devenir un lieu d’approfondissement spirituel.

Le jour du tribunal, on vous emmène dans un fourgon blindé au Palais de Justice. Un policier de chaque côté, et parfois, les menottes aux poings. Et là, on vous apprend la nouvelle… Pour quelques rares personnes qui sont trouvées innocentes, c’est la libération. Pour d’autres, c’est la demande en appel : on demande au juge de reconsidérer son jugement. Et pour beaucoup d’autres encore, c’est le transfert vers un établissement où le détenu purgera sa peine. Là aussi, d’un établissement à l’autre, les choses peuvent changer et parfois beaucoup : certaines prisons sont neuves et donc plus propres que d’autres plus anciennes et plus vétustes. Les activités aussi varient d’une prison à l’autre. Le détenu a parfois accès à des activités sportives et récréatives, alors que dans d’autres prisons la majorité de son temps est consacré au travail.

Après un certain temps, et selon sa conduite, il pourra passer au système de la semi-détention : il peut sortir travailler ou étudier pendant la journée et rentrer le soir à la prison. Cette transition a pour but de faciliter la réinsertion dans la vie sociale. Il existe aussi maintenant le système des « bracelets électroniques » qui permet au détenu de retourner vivre chez lui tout en étant localisable à tout instant.

Et tant que chrétiens, il est important de réaliser que chaque prisonnier est avant tout un être humain qui a une personnalité propre. Nous devons lui accorder notre attention et ne pas le juger trop facilement. Comment auriez-vous réagi si vous aviez été dans SA circonstance ? (Mat. 7 :1-2)

A travers tous les âges, et encore aujourd’hui, des chrétiens sont emprisonnés à cause de leur foi. Leurs convictions vont à l’encontre d’un régime totalitaire ou d’une idéologie appliqués dans certaines pays. Aux yeux de la loi du pays ils sont, eux aussi, des criminels…

Il est nécessaire de réaliser qu’aujourd’hui, de plus en plus de jeunes aboutissent en prison à cause de la drogue. On commence par fumer du cannabis, puis on passe à des drogues plus sérieuses : crack, cocaïne, etc. Puis on devient « dealer », c’est-à-dire qu’on devient trafiquant pour pouvoir gagner de l’argent tout en consommant sa dose quotidienne. Le stade suivant est celui d’un besoin grandissant qui pousse le toxicomane à se procurer de l’argent par n’importe quel moyen pour pouvoir s’acheter sa « dose ». On en arrive à la délinquance : le vol, le cambriolage, la prostitution, le racket. Ce scénario est souvent celui qui a précédé l’incarcération de beaucoup de jeunes qui cherchent dans la drogue une échappatoire. Il faut aussi savoir que, selon un récent article du journal « Le Figaro » du 23 octobre 2014, 60% des détenus dans les prisons françaises sont de religion musulmane (en Belgique plus de 45%, et en Suisse 53%)… et que les prisons sont devenues les lieux privilégiés pour recruter au djihad, des jeunes musulmans en recherche d’identité et assoiffés de vengeance.

Que faisons-nous, en tant que chrétien, pour enrayer ce fléau ? Nous donnons-nous la peine d’apporter la lumière, la réponse… Bref, le Christ, à ces jeunes qui cherchent dans ces paradis artificiels, dans cette violence sanglante, une identité et une raison de vivre ?

Luc Henrist, ancien Aumônier Protestant dans une prison de Bruxelles.

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