La Trinité est-elle d'origine paienne?

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La Trinité est-elle d'origine paienne?

Nouveau messagede Reloaded » 16 Juin 2017 23

LA TRINITÉ EST-ELLE D'ORIGINE PAÏENNE ? (1/2)

Ecrit par Appolinaire Noël Koulama

De nombreuses personnes affirment que l'Église et les enseignements des Apôtres ont été corrompus par le paganisme. Les tenants de cette position refusent de croire en la « TRINITÉ », car ils affirment que cette doctrine est issue des « TRIADES » des Dieux païens. Parmi lesquels, on trouve la secte des témoins des Jéhovah et la fausse religion de l'Islam, née dans le mensonge et la violence. Essayons de faire un peu la lumière sur cette histoire.

Ce sujet sur la « TRINITÉ » a été séparé en deux, parce qu’il se trouve 2 principales accusations : Une accusation sur les origines païennes (TRIADE) et une accusation sur les origines platoniciennes (PHILOSOPHIE GRECQUE). Nous allons traiter ici, la première accusation :

Scrutant les mythologies païennes, certains historiens n'ont pas manqué de voir quelques ressemblances frappantes avec le mystère chrétien de la Trinité. Et des questions ont suscité des passions : Dans quelles mesures cette explication de la foi chrétienne comme Trinitaire a -telle été influencée par les Dieux païens ?

Voici les propos formulés par ceux qui se livrent à un travail incroyable de propagande sur le christianisme et l’Église que vous pourriez vérifier sur le Web :

- « La + TRINITÉ + n’a été enseignée ni par le Christ ni par les premiers chrétiens. Comme il a été dit auparavant, elle est un enseignement de l’Église. Dans son numéro de 1999 sur la Trinité, The Living Pulpit fait observer : Parfois, on a l’impression que tout le monde affirme que la doctrine de la + TRINITÉ + est un enseignement de base de la théologie chrétienne, alors qu’en fait elle n’est pas une idée biblique » ;

- L’historien Will Durant fait remarquer à cet égard : « Le christianisme n’a pas détruit le paganisme ; il l’a adopté. (...) D’Égypte vinrent les idées de trinité divine ». Quant à Siegfried Morenz, il déclare dans La religion égyptienne : « (On ) faisait de la trinité à la fois une possibilité et un devoir pour les théologiens (...). On réunit donc trois dieux en un seul dont on peut parler au singulier. Mais de cette manière le courant d’influence égyptienne est mis en contact direct avec la théologie chrétienne » ;

- Dans la préface de l’Histoire du christianisme (angl.), d’Edward Gibbon, on peut lire : « S’il est vrai que le christianisme a triomphé du paganisme, il n’en demeure pas moins que le paganisme a réussi à corrompre le christianisme. L’Église de Rome a remplacé le déisme pur des premiers chrétiens (...) par l’incompréhensible dogme de la Trinité. Pareillement, de nombreuses doctrines païennes inventées par les Égyptiens et idéalisées par Platon ont été adoptées parce que considérées comme dignes de foi ».

- James Hastings déclare, dans l’Encyclopédie de la religion et de l’éthique (angl.) : « Dans la religion indienne, par exemple, nous rencontrons la + TRINITÉ + Brahmâ, Siva, et Visnu ; dans la religion égyptienne, la + TRIADE + Osiris, Isis et Horus (...). Ce n’est pas seulement dans les religions historiques que nous trouvons l’idée d’une + TRINITÉ +. Signalons particulièrement la conception néo-platonicienne de la réalité + suprême + ou + ultime + qui est + représentée sous une forme triadique + ».

- L’historien Will Durant expose le passage de « TRIADE » à « TRINITÉ » en disant : « À la fin du 3ème et au 4ème siècle, en Égypte, des ecclésiastiques d’Alexandrie, tel Athanase, transmirent cette influence par les idées qu’ils formulèrent et qui conduisirent à la « TRINITÉ ». Et l'historien Morenz considère « la théologie alexandrine comme l’intermédiaire entre l’héritage religieux égyptien et le christianisme ».

Que répondre à ceux qui voient dans la « TRINITÉ », l'expression d'une paganisation du monothéisme juif à partir des Dieux païens ?

Avant de répondre à cette question, nous allons vous parler brièvement des « TRIADES » :

Le terme « TRIADE » désigne 3 choses dans des domaines variées, mais dans une philosophie religieuse, Une « TRIADE » est un ensemble de 3 personnes, de 3 idées, 3 choses étroitement liées, 3 unités ou 3 divinités. Ainsi, la « TRIADE » est un assemblage de 3 Dieux.

À partir de la basse époque, pour des raisons de simplification d'adoration, les polythéistes égyptiens, perses, indiens … regroupaient les divinités, qui auparavant était vénérées une à une. Avec un grand nombre de Dieu, on consacrait plus du temps et on perdait en efficacité en cas de manque de temps.

C'est ainsi pour gagner en efficacité, les païens polythéistes avaient regroupé tous leur Dieux, pour faire une adoration unique à tous les Dieux. Ce regroupement des Dieux ne constituaient pas un « DIEU » unique, mais un rassemblement d'adoration à tous les Dieux en même temps.

Lorsque les regroupements concernaient 3 Dieux, on l'appelait « TRIADE », exemple : la regroupement d’Abydos en Égypte : Osiris, Isis et Horus ; le regroupement de thébaine : Amon, Mout et leur fils Khonsou ; le regroupement de Memphis : Ptah, Sekhmet et de leur fils Néfertoum ; le regroupement en Inde : Brahmâ, Siva et Viṣṇu.

Il y avait également, des regroupements qui concernaient plus de 3 Dieux, on l'appelait « FAMILLE DIVINE », exemple : Le regroupement Atoum, Shou, Tefnout, Nout, Geb, Isis, Osiris, Nephtys, Seth, Horus.

Cette observation a été une tentation de nombreux historiens du christianisme ou d'historiens des religions depuis le 19ème siècle., car aucun historien contemporain du temps des Apôtres s'était posé la question, aucun historien du temps du Concile de Nicée s'était posé la question. C'est à partir du 19ème siècle la question s'est posée.

La question s'est posée, lorsqu'on constatait, la présence de divers « TERNAIRES » ou certaines « TRIADES » dans la conscience religieuse de différentes cultures. On compare alors sommairement ces données à la foi chrétienne et on finit par croire que le christianisme est une manière particulière d'exprimer une culture ternaire fondamentale que l'on rencontre dans différentes religion sans faire des études bibliques.

Mais les études bibliques et les études d'études des doctrines religieuses qui sont des études sérieuses et poussées sur la critique biblique, montrent, qu'il n'y a pas de point de contact entre entre la foi chrétienne et de tels chiffres religieux de « TRIADE » ou de « FAMILLE DIVINE », la raison en est simple :

Si les chrétiens croient en une « TRINITÉ », c'est parce qu'ils reconnaissent, l'« UNITÉ » la plus profonde que « JÉSUS » glorifié qui est le « LOGOS » et possède avec le Père (ou son Père, ou notre Père). Unité qui s'exerce entre eux et qui est communiqué dans le « SAINT-ESPRIT».

À partir de cette raison : Il n'y a rien qui provienne d'une quelconque « STRUCTURE TERNAIRE ». On ne retrouve uniquement, la reconnaissance de la personnalité de « JÉSUS » de sa relation avec le « PÈRE » et l'« ESPRIT-SAINT » et c'est cela qui conduit à la foi en la « TRINITÉ ».

C'est pourquoi, de nombreux scientifiques sont extrêmement réservés face à tout rapprochement entre la « foi chrétienne trinitaire » et certains « symboles triadiques » ou certains « spéculations ternaires ».

DES VESTIGES DE LA TRINITÉ DANS LES RELIGIONS PAÏENNES ?

Certains ont utilisé le point de vue de Saint Augustin qui scrutant le monde décèle des vestiges de «TRINITÉ » dans des religions païennes, pour dire que les religions païennes étaient aussi trinitaires et donc la « TRINITÉ » a été inspirée de ces religions … Saint Augustin l'aurait avoué habillement.

Or, Saint Augustin affirmait l'exigence de la « TRINITÉ » pour une raison précise : La « TRINITÉ » est un « DIEU UNIQUE » qui n'est pas seulement un « DIEU QUI NOUS SAUVE », mais un « DIEU QUI NOUS A CRÉE », de telle sorte que « DIEU-TRINITÉ », a laissé de traces dans le monde, sa marque dans toute la création, dans chaque créature dans chaque événement de sa providence.

Dans le constat de Saint-Augustin, il ne s'agit pas simplement de « TRIADES » ou des « TERNAIRES » répandus ici et là, même s'il en avait fait référence.

Les « vestiges » de la « TRINITÉ » dont il parlait, sont des marques, que seule la foi chrétienne permet d'y déceler et ils envoient au mystère de la sagesse et de « L'AMOUR DE DIEU » manifesté en « JÉSUS » dans le don du « SAINT-ESPRIT ».

À la lumière de la foi en « JÉSUS-CHRIST », on observe la « PAROLE DE DIEU », le monde et l'histoire en se faisant guider par le « SAINT-ESPRIT », où toute chose nous montre le « DIEU-TRINITÉ».

SINGULARITÉ DU DIEU TRINITAIRE AUX DIEUX TRIADES

Le monothéisme trinitaire est un monothéisme qui regarde Dieu dans la personne du « CHRIST-JÉSUS ». Là se trouve la caractéristique du Christianisme, ce qu'il a de propre et distinct. C'est la source de la foi chrétienne, de la liturgie, de l'agir chrétien et de la prière chrétienne.

Nous croyons que Dieu s'est manifesté en nous et il se donne à nous dans le « CHRISTJÉSUS », de telle sorte en regardant le « CHRIST », nous nous unissons à lui (Qui a vu le FILS a vu le PÈRE) (Jean 14 :9 ). En plaçant notre vie dans le « CHRIST », nous avons accès au « PÈRE » dans le « SAINT-ESPRIT ».

Le sens de l'« UNITÉ DE DIEU », de l'« ABSOLUE DE DIEU » est une doctrine de la foi Trinitaire contenue dans l’Évangile : « Au sujet de la question : Peut-on manger des viandes sacrifiées aux + IDOLES + ? nous savons qu'il n'existe pas d'+IDOLES + dans l'univers et qu'il n'y a qu'un + SEUL DIEU + » (1 Colossiens 8 :4 ).

Ce passage de l'Apôtre Paul signifie : « Il n'est de DIEU que DIEU unique » ;
Par le contact avec « JÉSUS », le chrétien rentre en contact avec celui que l'humanité de Jésus a appelé le « PÈRE » et cela s'accomplit dans l'« ESPRIT-SAINT » celui que Jésus a promis aux apôtres et qu'il a répandu après sa résurrection.

Dans la « TRINITÉ », on parle d'un « DIEU UNIQUE » à 3 personnes divines, le mot « personne divine » permet de rendre compte, qu'il indique le « PÈRE » ; le « FILS » et le « SAINT-ESPRIT » sont distinctes et non-interchangeables. Les 3 personnes divines agissent ensemble et reçoivent la gloire du chrétien ensemble, mais chacune intervient distinctement, d'une manière propre dans l'histoire de la création, dans l'histoire du salut et dans l'expérience chrétienne que la louange exprime : « Le PÈRE et le FILS dans l'unité du SAINT-ESPRIT ».

L’Écriture présente le « PÈRE » comme le mystère même de la source primordiale, celui qui s'exprime et agit de son « FILS » ou du « VERBE » issu de lui. Sous un mode humain, le « FILS » se caractérise par la relation, suivant laquelle, il rapporte toutes choses à son « PÈRE » c'est-à-dire ce qu'il a, ce qu'il est et ce qu'il fait. Quand au l'« ESPRIT-SAINT », il est la puissance de la sanctification du « PÈRE » et du « FILS » qui donne le souffle de vie à la création de l'homme, et dans le mode humain, il est un don du « PÈRE » ou du « FILS » pour inspirer les hommes, guider les hommes, fortifier les hommes.

Le « mystère » de la « TRINITÉ » est un « mystère » d'un « DIEU » qui se communique en lui en 3 personnes divines. Ainsi à la création, la « TRINTÉ » a créé l'univers (Genèse 1 :1- 3 ) et les hommes à son image (Genèse 1 :27 ).

Le mot « mystère » signifie quelque chose est révélé à être connu dans le « CHRIST » :

- Après la manifestation de « DIEU » depuis la création, dans la suite des âges, dans la suite des alliances et de façon souveraine et définitive dans le « CHRIST ».

- La manifestation de « DIEU » lui-même dans les événements du Salut : La Passion et la Résurrection du « CHRIST ».

La foi qui donne accès à ces réalités est proposée à tous : Le Dieu biblique est le Dieu tout puissant, il est capable de faire les choses qui dépassent l'entendement humain.

CONCLUSION :

Nous avons démontré de façon précise, que rien et rien ne permet de faire le lien entre les doctrines païennes et la doctrine chrétienne de la « TRINITÉ ». Cependant les « ANTICHRISTS » sont à l’oeuvre dans la désinformation en faisant de confusion entre la « TRINITÉ » et le « TRI-THÉISME » entre la « TRINITÉ » et la « TRIADE ». L'Apôtre Paul dans sa lettre au Colossiens nous avertissait : « Prenez garde que personne ne vous surprenne par la philosophie et par des enseignements trompeurs, selon une tradition toute humaine et les rudiments du monde, et non selon le Christ. Car en lui habite corporellement toute la plénitude de la divinité. En lui vous avez tout pleinement, lui qui est le chef de toute principauté et de toute puissance » (Colossiens 2 :8 ).


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Re: La Trinité est-elle d'origine paienne?

Nouveau messagede Reloaded » 16 Juin 2017 23

LA TRINITÉ EST-ELLE D'ORIGINE PAÏENNE ? (2/2)

Ecrit par Appolinaire Noël Koulama

De nombreux groupes de personnes, Parmi lesquels, la secte des témoins des Jéhovah et la fausse religion de l'Islam, née dans le mensonge et la violence, dénoncent la « TRINITÉ » et affirment qu'elle d'origine romaine et païenne des Dieux « TRIADES » égyptien, et cette conception a été imposée par l'Empereur Constantin au « Concile de Nicée ». Pour lever le quiproquo dans cette histoire, nous allons parler des résultats qui découlent des pièces archéologiques qui décrient l'enseignement apostolique et apologiste des pères de l’Église, afin de voir, depuis quel temps existe le concept de la « TRINITÉ ».


Avant de commencer, nous avons pensé opportun de vous annoncer, que ce sujet sur la « TRINITÉ » a été séparé en deux, parce qu’il se trouve 2 principales accusations : Une accusation sur les origines païennes (TRIADE) et une accusation sur les origines platoniciennes (PHILOSOPHIE GRECQUE). Dans notre précédent texte intitulé : « LA TRINITÉ EST-ELLE D'ORIGINE PAÏENNE ? », nous avons répondu à l'accusation païenne des (TRIADES) et nous avons démontré de façon précise, que rien et rien ne permet de faire le lien entre les doctrines païennes et la doctrine de la « TRINITÉ ». Et dans ce qui suit, nous n'allons pas aborder la « TRINITÉ » sous l'accusation platonicienne (PHILOSOPHIE GRECQUE).

En Scrutant sur le Web, nous avons regroupé les propos de ceux qui mettent en avant l'accusation des influences platoniciennes sur le « dogme » de la « TRINITÉ » imposée par Rome ou par l’Empereur Constantin :

Le Nouveau Dictionnaire universel de Maurice Lachâtre dit de « l’influence exercée par Platon » : « La + TRINITÉ PLATONIQUE + (platonicienne ), qui ne fut elle-même au fond qu’une sorte d’arrangement, de disposition nouvelle, des trinités plus anciennes des peuples qui avaient précédé, nous paraît bien être la trinité philosophique, rationnelle, c’est-à-dire la trinité d’attributs qui a donné naissance à la + TRIPLICITÉ + d’hypostases ou de personnes divines des Églises chrétiennes (...). Cette conception de la + TRINITÉ DIVINE + du philosophe grec (...) se trouve partout dans les anciennes religions (païennes ) ».

La Nouvelle Encyclopédie de la connaissance religieuse (angl.), de Schaff-Herzog, décrit l’influence de la philosophie grecque : « Les doctrines du + LOGOS + et de la + TRINITÉ + ont reçu leur forme à partir des Pères grecs, qui (...) étaient, directement ou indirectement, grandement influencés par la philosophie platonicienne (...). Il est indéniable que cette philosophie a constitué pour l’Église une source d’erreur et de corruption ».

Adolf Harnack dans son « Précis de l’histoire des dogmes » : « La doctrine de l’Église se trouvait rivée par des chaînes au sol de l’hellénisme (la pensée grecque païenne ). (...) Elle devint ainsi un mystère pour la très grande majorité des chrétiens ». Puis il poursuit : « En réalité, l’Église reconnut pour légitime la présence dans son sein de la spéculation hellénique des idées et des usages superstitieux des mystères païens ».

Andrews Norton dit de la « TRINITÉ » : « Nous pouvons retracer l’histoire de cette doctrine et découvrir son origine, non dans la révélation chrétienne, mais dans la philosophie platonicienne (...). La + TRINITÉ + n’est pas une doctrine enseignée par le + CHRIST+ et ses Apôtres, mais une fiction due à l’école des platoniciens tardifs ».

Nous allons répondre à cette accusation, en commençant par déterminer l'« IDENTITÉ » de « JÉSUS », en se référant qu'aux Écritures, car en effet, les Écritures sont antérieures au « Concile de Nicée », et par la suite, nous allons examiner la « TRINITÉ » en se référant aux premiers écrivains de l’Église qui eux aussi sont antérieurs au « Concile de Nicée » :

1) L'IDENTITÉ DE JÉSUS (Avant le Concile)

La communauté palestinienne donnait dès l'origine à « JÉSUS »,le titre de « SEIGNEUR », ce titre n'est pas d'origine hellénistique, comme le prouve la conclusion des travaux de M. Cerfaux dans « Kûrios et la dignité royale de Jésus » dans la revue des sciences philosophiques et théologiques, 1922-1923. Mais reste à savoir, quel est le sens, les premiers chrétiens et l'Apôtre Paul donnaient à ce titre.

Le mot « SEIGNEUR » était-ce un titre de dignité royale par le « DIEU-PÈRE » à « DIEU-VERBE » dans le mode humain au « FILS » dans son humanité glorifié ? Ou bien le mot « SEIGNEUR » était un nom divin ? Désignait-il une dignité de fonction ou une dignité de nature ?

Dans ces travaux, M. Cerfaux reconnaît sans doute ce titre de « SEIGNEUR » regroupe le « domaine souverain du + CHRIST + » et il découvre dans l’Évangile de l'Apôtre Jean, c'est souvent après la résurrection de « JÉSUS », que ce titre lui est attribué. Il cite dans le même sens l'Apôtre Pierre : « Que toute la maison d'Israël sache que Dieu l'a fait + SEIGNEUR + et + CHRIST + ce + JÉSUS + que vous avez crucifié ». et l'Apôtre Paul souligne : « Il s'est abaissé, se faisant obéissant jusqu'à la mort et de la mort à la croix, c'est pourquoi + DIEU + l'a exalté et lui a donné le nom qui est au dessus de tout nom afin qu'au nom de + JÉSUS + tout genou fléchisse aux cieux, sur la terre et dans les enfers, que toute langue professe que + JÉSUS + est + SEIGNEUR + à la gloire de + DIEU-LE PÈRE + ».

M. P. Lebreton fait remarquer que dans ces passages, le tire de « SEIGNEUR » n'exprime plus seulement, ni le respect, ni la même vénération, c'est un terme proprement théologique réservé au seul « CHRIST » et au seul « DIEU-LE PÈRE ».

Ce titre de « SEIGNEUR » employé par les prophètes hébreux dans le sens de ces passages, avait une connotation divine ou un nom divin. Dans la Bible, on peut l'entendre indifféremment soit de « DIEU-LE PÈRE », soit de « JÉSUS-CHRIST ».

On peut admettre si le nom du « SEIGNEUR » n'était point surtout un titre de fonction appartenant en propre à « DIEU », mais communicable au « ROI-MESSIE ».

Des textes comme celui des (Actes ) : « + DIEU + l'a fait + SEIGNEUR + », comme celui de l’Épître au philipiens : « + DIEU + l'a exalté (dans sa nature obéissante jusqu'à la mort) et lui a donné le nom, celui qui est au dessus de tout nom, comme celui du + SEIGNEUR + » et aussi celui de (Éphésiens 1 :17-20 ) où l'Apôtre montre comment le « DIEU » du « SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST » a déployé ses forces pour le ressusciter d'entre les morts et en le faisant asseoir à se droite au dessus de toute puissance, vertu et seigneurie de tout nom quel qu'il soit ... », ne nous font-ils pas penser non point à la seigneurie divine qui revenait à « CHRIST », mais aussi à a seigneurie messianique qui lui était communiquée en plénitude suivant les (psaumes 59 ) du fait de son intronisation, le jour de la résurrection.

Dans d'autres textes, c'est « JÉSUS » lui même qui se proclame ou qui se donne le titre de « SEIGNEUR » : « Vous m'appelez + MAÎTRE + et + SEIGNEUR + ; et vous dites bien, car + JE LE SUIS + » (Jean 13 :13 ). et aussi : « Ceux qui me disent : + SEIGNEUR, SEIGNEUR ! n'entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux » (Mathieu 7 :21 ).

La « DIVINITÉ » de « JÉSUS » est explicitement dans le texte. Le concile de Nicée convoqué par l'empereur Constantin en l'an 325 avait pour objet d'uniformiser l'« IDENTITÉ » de « JÉSUS » et de la date de Pacques. L'arianisme du prêtre Arius a été mis en minorité et jugé hérétique et contraire à la foi chrétienne (il était soutenu que par 2 évêques). Peu avant le « Concile de Nicée » en l'an 320, le concile d'Alexandrie convoqué par l’évêque Alexandre avait condamné Arius pour les mêmes faits par 100 évêques présents.

2) LE CONCEPT DE LA TRINITÉ (Avant le Concile)

On reconnaît universellement le rôle décisif joué par le « Concile de Nicée » : Il fixe la « DIVINITÉ » de Jésus et de la « TRINITÉ », il marque une date et divise toute l'histoire du « dogme » de la « TRINITÉ » en 2 périodes : « Anténicéenne » et « Postnicéenne ».

Il est donc utile d'examiner les oeuvres anténicéennes des premiers écrivains chrétiens, pour comprendre si la « TRINITÉ » est un concept ancien qui vient de l’Église primitive ou un un concept nouveau qui vient du « Concile de Nicée ». pour cela, nous allons faire une méthode comparative qui nous permettra de distinguer, ceux qu'ils doivent à la révélation, et de ce qu'ils conservent de leur état d'âme, de leur mentalité philosophique dans le courant de leur nouvelle croyance.

Les témoins anténicéens ont produit des témoignages éparses dans la littérature chrétienne, pour étudier tous les « dogmes » de l’Église aussi bien le « dogme » de la « TRINITÉ », et le dogme de la « RÉDEMPTION », quelle est leur origine et par la suite, leur autorité ?

Dans l’Étude de la tradition chrétienne, nous trouvons le témoignage collectif de l’Église :
« Les Apôtres sont morts, les pères dont nous étudions les écrits ne sont plus les révélateurs infaillibles comme l'a été l'autorité des Apôtres, mais ils en sont sans doute les témoins autorisés et vénérables ».

La foi de l’Église apparaît tout d'abord chez les pères apostoliques : Clément disciple de l'Apôtre Pierre ; Ignace évêque d'Antioche (né en l'an 35) ; Polycarpe disciple de l'Apôtre Jean (né vers 69 à 89) ;

Puis chez les apologistes : Tatien disciple de Justin (né vers 110-120) ; Justin disciple de Polycarpe, enfin Irénée disciple de Papias (né vers 120-130), il a connu Polycarpe.

Tous ne sont point des voix autorisées de l’Église, il faut mettre à part, les 2 grands évêques Clément et Ignace. Ils nous apportent 2 témoignages indépendants de toute spéculation savante qui sont les témoignages d’Évêques, de Martyrs, des saints de l'époque des Apôtres.
Ces pères ne cherchent qu'à édifier, qu'à instruire, qu'à exhorter. Ils ont tous de commun de ce fait pour l'histoire de la théologie, un intérêt capital.

Dans son « Étude des pères anténicéens », le prêtre Lebreton, mieux que les théologiens antérieurs, les met en valeur et marque leur place dans ses travaux. Tout en reconnaissant à ces auteurs antiques, une valeur hors de pair, pour la rigueur de ces travaux, le prêtre Lebreton n'a garde de négliger l'étude des autres auteurs dont l'autorité est certes moindre, mais aussi inégale. En effet, ceux de ces écrits qui dépendent manifestement de la théologie évangélique sont aussi ceux de la doctrine « TRNITAIRE » et elle est la mieux assurée. Ceux au contraire qui laissent dans l'ombre la paternité divine de Dieu, ne nomment pas une seule fois, « JÉSUS-CHRIST » ni le « CHRIST » sont exposés à subir l'influence judaïque au détriment de l'influence chrétienne, à s'inspirer d'une théologie incomplète et dépassée de la révélation chrétienne.

C'est ces 2 tendances qui expliquent la période agitée sur l'« IDENTITÉ » que l’Empereur Constantin, soucieux de l'équilibre et de la paix dans son empire avait convoqué le « Concile » pour unifier les chrétiens.

L'Apôtre Jean est mort à la fin du 1er siècle, la foi de l’Église avait trouvé dans les pères apostoliques de la fin du premier siècle, des témoins qui se tenaient tout près de la révélation et de la croyance populaire sur l'enseignement du « CHRIST » : Chez les « apologistes », elle s'exprime pour les lettrés dans un langage plus savant, c'est à cette époque que l'on retrouve la première tentative faite pour interpréter la révélation chrétienne au moyen de la philosophie qui lui était jusque-là restée étrangère.

Cette philosophie a t-elle influencé la révélation ?

On n'a beaucoup discuter sur le résultat de cette tentative, ici, plus que jamais, pour faire la lumière sur cette question, la méthode historique comparative s'impose : Il faut d'abord étudier le rapport de chaque « apologiste » avec l’Église.

On est amené ainsi à distinguer dans la théologie des « apologistes » 2 courants d'idées venus de 2 sources différentes de la foi chrétienne qu'ils professent à laquelle ils adhèrent de toute leur âme et le plus grand d'entre les « apologistes » est Justin qui attestera dans un sermon à son martyr : « Ils ont reçu la croyance en un + DIEU + créateur du monde, en + JÉSUS-CHRIST + son + FILS + unique et son + VERBE + et en l'+ ESPRIT-SAINT + et aussi à la philosophie hellénique et parfois aussi à l'exégèse judaïque ».

Les apologistes empruntent finalement, une conception particulière de la transcendance divine et du rôle du « LOGOS » dans la création du monde et la manifestation de « DIEU ».
Parmi eux. On trouve des témoins authentiques canonisés par l’Église : Justin, Théophile, et Athénagore qui ont apporté de contribution et un témoin récusé par l’Église : Tatien, pour ses proximités de dernières minutes avec les gnostiques.

La question qui se poserait, s'il faut considérer les pères apologistes de l’Église comme des philosophes ou comme des chrétiens fidèles à la foi de leur baptême, qui pour faire entendre leur foi, la présente dans des « concepts » ou une « langue connue » de leurs auditeurs. La seconde interprétation est certainement la vraie, car, l'élément essentiel de leur doctrine, ce n'est pas l'interprétation philosophique, ce sont les données de la foi telle qu'elles découlent des apôtres. L'utilisation philosophique n'est qu'un moyen pour expliquer ou interpréter les données de la foi, le but de ces pédagogues c'est la transmission de la foi, soucieux d'expliquer aux lettrés que leur pensée n'est pas totalement étrangère, mais au contraire accessible facilement.

Les « apologistes » adoptent surtout les problèmes posés dans l'âme grecque de l'époque et montrent dans le « dogme » catholique, la solution idéale à ces problèmes. Mais de là, on trouve une tendance à trop assimiler le « dogme » à la philosophie et à la déformer. Toutes-fois, il est à cette époque d'autres docteurs de la foi, dont l'enseignement est plus explicite et le témoignage plus autorisé, tel avant tout d'Irénée qui va dans le même sens que celui de Justin (son disciple).

Ainsi le grand courant chrétien qui vient des Apôtres avec l'interprétation doctrinale des pères apostoliques, apologistes ou des théologiens va aboutir jusqu'au « Concile de Nicée » où était exposé la théologie de la pensée du « dogme » de la « TRINITÉ » des premiers siècles. Cette théologie est le témoignage de la liturgie et du symbole baptismale, de la prière et du culte chrétien.

Le « Concile de Nicée » est en lui même un symbole baptismal qui a fixé les précisions théologiques, ce que le symbole romain n'avait jamais fait. Et, si le « Concile » a pu imposé la foi de la « TRINITÉ » à toute l’Église, il le doit non seulement à l'autorité de 318 Évêques présents, mais surtout à l'enseignement apostolique et aux premiers pères apologistes de l’Église, dont chaque fidèle reconnaît en lui, l'expression de la tradition. Le « Concile de Constantinople » en l'an 381 confirmera la divinité de l'« ESPRIT-SAINT », 3ème personne de la « TRINITÉ ».

Les résultats acquis pour cette exploration méthodique de l’Église primitive en faveur du « dogme » de la « TRINITÉ », invitent le chercheur ou le théologien à cette même exploration pour le « dogme » de la « RÉDEMPTION ». Parmi les chrétiens « anténicéens » du 2ème siècle, 4 méritent une attention particulière : Ignace, Justin, Irénée, le Pasteur …

Les 3 premiers en raison de leur autorité qui a influencé l’Église et le second en raison de son obscurité.

3) CONCLUSION :

L’Église dans sa liturgie baptismale, dans le rite même du sacrement et plus explicitement dans le symbole de la foi chrétienne, impose à tous ses fidèles, lettrés et ignorants, un symbole. Ce symbole est la « TRINITÉ », les pères de l’Église l'ont connu, l'ont pris comme base de leur foi, aussi bien que les simples et les martyrs. C'est la même voix que nous entendons dans les hymnes et les prières des premiers chrétiens ; c'est ainsi que sommes nous mis en contact avec les premières sources archéologiques (* ) de la foi chrétienne sur la « TRINITÉ », ce qui donne le sentiment très concret de la continuité de la foi d'aujourd'hui de la foi de la prière de la primitive Église.

Les sources archéologiques sont des témoignages très semblables venant de différentes époques et différents lieux géographiques. Le message qui y est véhiculé depuis le départ est le même : « JÉSUS-CHRIST » est « DIEU ». Il partage réellement la substance divine. Le mot « TRINITÉ » était déjà utilisé plus d'1 siècle avant le « Concile de Nicée » et la « DIVINITÉ » de « JÉSUS-CHRIST » était enseigné depuis les Apôtres.

La « TRINITÉ » n'est donc pas une invention du « Concile de Nicée » ou de Constantin, mais la Foi chrétienne authentique des Apôtres réaffirmée et définie par le « Concile ».

(suite en commentaire)
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