La Confusion du Coran sur la Crucifixion de Jesus

Etude de l'islam via les hadiths et le coran
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La Confusion du Coran sur la Crucifixion de Jesus

Nouveau messagede Reloaded » 15 Juin 2017 23


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LA CONFUSION DU CORAN SUR LA CRUCIFIXION DE JÉSUS.

Écrit par Appolinaire Noël Koulama

Au début de l'ère hégirienne, Mahomet était en contact avec plusieurs sectes hérétiques chrétiennes de tendance monophysite, les plus orthodoxes sont les chrétiens de Najran et les plus modérés sont les chrétiens de l’Éthiopie. La seule forme non-monophysite rencontrée par Mahomet est le christianisme nestorien, avec le moine Bahira à Basora, à l'âge de 9 ans, selon la Sîra d'Ibn Hichâm. Mais une telle influence n'a pu être qu'épisodique devant les monophysites qui ont une grande influence sur la protestation de Mahomet à la christologie chrétienne (Jésus crucifié et ressuscité).

La crucifixion de Jésus.

La « CRUCIFIXION » de Jésus est une histoire connue, reconnue et validée et attestée par les historiens, les juifs et les chrétiens contemporains de l'époque de Jésus. Mais le Coran commet une grave erreur historique et biblique de nier la « CRUCIFIXION » de Jésus. En niant la « CRUCIFIXION » de Jésus, le Coran nie par conséquence, la « RÉSURRECTION » et la « RÉDEMPTION », faisant du Coran, un livre anti-christ par excellence … En niant la « CRUCIFIXION » de Jésus, le Coran invalide l'histoire et traîne en lui un « mensonge », une « erreur », une « fausseté », une « obscurité » … Comment est-on arrivé là ? Ou quel est le mécanisme qui a fait que le Coran s'écarte de la vérité ?

Il y a eu l'influence des communautés chrétiennes de l'Arabie des premiers temps de l'islam, avec leur théologie plus ou moins profondément teintée de « monophysisme » en Arabie. Évoluant au contact d'un christianisme monophysite, Mahomet consent à son égard, un ralliement de très larges concessions théologiques, espérant de sa part un ralliement à sa cause. Le point culminant de cette christologie coranique, presque chrétienne, sera atteint dans la 4ème sourate et plus précisément à l'unique verset du Coran qui parle de la « CRUCIFIXION » :

- « Et à cause leur parole : + Nous avons vraiment tué le Messie, Jésus, fils de Marie, le Messager d'Allah + ... Or, ils ne l'ont ni tué ni crucifié; mais ce n'était qu'un faux semblant ! (d'autre traduction : Sa ressemblance a été placée sur un autre homme et ils ont tué cet homme) » [Coran 4 :157a].

- « … … Et ceux qui ont discuté sur son sujet sont vraiment dans l'incertitude : ils n'en ont aucune connaissance certaine, ils ne font que suivre des conjectures et ils ne l'ont certainement pas tué (d'autre traduction : Pour sûr ; Ils ne l'ont pas tué) » [Coran 4 :157b]. Comme vous venez de le voir, Ce récit coranique ne concerne pas les personnes présentes au moment des faits, mais fait des reproches aux juifs et aux chrétiens contemporains de Mahomet, pendant son contact avec les sectes monophysites, en les reprochant : « D'être incertains de ce qu'ils racontent sur la crucifixion de Jésus » [Coran 4 :157b].

Nous allons, cependant, vérifier dans un premier temps, la cohérence de l'accusation, si l'auteur du Coran lui-même a veillé à ce que sa propre « OUMMAH » n'ait aucun doute, ni une connaissance incertaine sur ce qui s'est réellement passé à la Croix et dans un second temps, nous allons sortir l'ivraie en se référant à la Bible.
Examinons donc quelques-unes des conceptions islamiques concernant ce qui est exactement arrivé au 1er siècle :

1) LA LÉGENDE DE LA SUBSTITUTION :

Le verset [Coran 4 :157a] serait d'origine de la secte monophysite des « docètes », selon une étude de Massignon, son exégèse est aussi d'origine « docète », elle s'infiltre très tôt chez les Chiites qui s'en serve pour faire l'apologie chiite des imams martyrisés : « Dieu n'ayant pu les faire + mourir avant leur temps +, et la parcelle divine qui résidait en eux ayant été nécessairement soustraite à leurs assassins, il n'était resté d'eux qu'une forme apparente ». Puis plus tard, dans les Tafsîrs sunnites, vers 150 après hégire. L'hypothèse d'un disciple « remplaçant » Jésus sur la croix s'y ajoute plus tard avec le verset [Coran 4 :157b].

Cette théorie de substitution des « docètes » est reprise par plusieurs exégètes musulmans qui ont connu Mahomet. Pour des raisons de longueurs du texte, Nous allons examiner que trois commentaires classiques, venant des principaux savants islamiques antiques :

1.1) « Ibn Abi Hatim a enregistré que Ibn Abbas a dit : + Juste avant qu'Allah ait soulevé Isa au ciel +, Issa est allé chez ses compagnons, qui avaient 12 ans à l'intérieur de la maison. Quand il est arrivé, ses cheveux gouttaient de l'eau et il a dit : « Là sont ceux parmi vous qui ne croiras pas en moi 12 fois après avoir cru en moi +. Il a ensuite demandé : + Qui se porte volontaire pour que son image apparaisse comme la mienne et soit tuée à ma place. Il sera avec moi (au Paradis) + L'un des plus jeunes parmi eux s'est porté volontaire et + Issa lui a demandé de s'asseoir +. Issa a demandé à nouveau un bénévole, et le jeune homme a continué à faire du bénévolat et `Issa lui demandant de s'asseoir. Ensuite, le jeune homme s'est porté volontaire et Isa a dit : + Vous seriez cet homme +, et la ressemblance de 'Isa a été rejetée sur cet homme alors que Issa est monté au ciel depuis un trou dans la maison.

Quand les Juifs sont venus chercher Issa, ils ont trouvé ce jeune homme et l'ont crucifié. Certains des disciples d'Isa ne lui ont pas cru douze fois après avoir cru en lui. Puis divisé en trois groupes » (Extrait du Tafsir Ibn Kathir du verset [Coran 4 :157]).

1.2) Le Tafsir Ibn 'Abbas Attribué à diverses reprises au Compagnon Abdullah Ibn Abbas (vers 68 après hégire / 687 après J.C) et à Muhammad ibn Ya'qub al-Firuzabadi (vers 817 après hégire / 1414 après J.C.), est l'un des plus importants commentaires des versets du Coran. Sous l'autorité d'Ibn Abbas (cousin de du prophète Mahomet), voici son explication :

« Et à cause de leur disant : Nous avons tué le Messie, fils de Marie, Messager d'Allah, Allah a détruit leur homme Tatianos. (Ils ne l'ont pas tué ou crucifié, mais il leur apparut) Allah a fait que Tatianos ressemble à Issa et donc ils l'ont tué à sa place ; (Et voici ceux qui ne sont pas d'accord à ce sujet) concernant son meurtre, en doutent, dans le doute sur son homicide ; (Ils n'en ont aucune connaissance, à la recherche d'une conjecture), pas même de conjectures ; (Ils ne l'ont pas tué), c'est certain qu'ils ne l'ont pas tué (Tafsir Ibn 'Abbas du verset [Coran 4 :157]) ;

1.3) Le Tafsir al-Jalalayn est l'un des tafsirs les plus importants pour l'étude du Coran. Composé de 2 « Jalals » : Jalal al-Din al-Mahalli (vers 864 après hégire/ 1459 après J.C.) et son élève Jalal al-Din al-Suyuti (vers 911 après hégire / 1505 après J.C.). Il est généralement considéré comme l'un des travaux les plus facilement accessibles de l'exégèse coranique en raison de son style simple et sa longueur de volume, il est donc considéré un Tafsir résumé qui donne des explications directes et claires. Sous l'autorité d'al-Jalalayn, voici son explication :

« Et en disant avec bravoure : + Nous avons tué le Messie, Issa, fils de Marie, le Messager de Dieu +, comme ils le prétendent en d'autres termes, pour toutes ces [raisons], nous les avons punis. Dieu, exalté soit-il, dit, en répudiant leur prétention de l'avoir tué ; et pourtant ils ne l'ont pas tué, et ils ne l'ont pas crucifié, mais celui-là, celui qui a été tué et crucifié, qui était l'un de leurs proches [les juifs] a été transformé a la ressemblance de Jésus. En d'autres termes, Dieu lui a jeté sa ressemblance [de Jésus] et ils ont pensé que c'était lui [Jésus]. Et ceux qui ne sont pas d'accord avec lui, c'est-à-dire en ce qui concerne Jésus, ont sûrement des doutes quant à leur destruction, car certains l'ont dit lorsqu'ils ont vu l'homme tué: Le visage est celui de Jésus, mais le corps n'est pas le sien, Et ce n'est pas lui ; Et d'autres ont dit : non, c'est lui. Ils ne connaissent rien, que la poursuite de la conjecture ([illa ittiba'a l-zann], c'est une exception discontinue) en d'autres termes : + à la place, ils suivent une conjecture à son égard, ce qu'ils ont imaginé [ils ont vu] ; Et ils ne l'ont pas tué pour certain ([yaqinan], un qualificatif circonstanciel mettant l'accent sur le déni du massacre (Tafsir Al Jalalayn du verset [Coran 4 :157]).

Al-Tabari est l'un des exégètes le plus réputé du monde sunnite et le plus respecté parcequ'ils utilisent uniquement les « SALAFS ». dans son commentaire répertorie plusieurs points de vue, dont voici l'un : « Jésus est venu avec 17 disciples. Les Juifs les ont entourés. Dieu a fait les disciples à la ressemblance de Jésus. Les Juifs ont dit aux disciples : + Tu nous as ensorcelés. Tu ferais mieux de nous dire qui d'entre vous est Jésus, Ou nous allons tuer tous +. Alors Jésus a dit aux disciples : + Qui est prêt à donner sa vie aujourd'hui pour le paradis ? + Un des disciples s'est porté volontaire et est allé dehors en disant aux Juifs : + Je suis Jésus +. Ils l'ont pris et l'ont crucifié » (Tafsir Al-Tabari du verset [Coran 4 :157]).

(…)
Comme vous pouvez le constater, il y a désaccord entre les « SALAFS » sur la personne qui a substitué le Christ :
Dieu a fait ressembler à Jésus quelqu'un d'autre qui a été crucifié à sa place, mais cette interprétation est confrontée à de nombreux problèmes, elle pose la question à savoir, qui a été pris pour cible, pour ressembler à Christ ? Les réponses sont variées :

- Certains disent que c'était Judas.
- D'autres disent que c'était l'un des disciples de Jésus.
- D'autres encore disent que c'était un soldat romain nommé Titawus.

Allah c'est Satan lui-même : Après tout, si Allah lui-même qui reproche les juifs et les chrétiens de na pas être sûrs et certains, et lui-même ne peut pas préserver sa première « UMMAH » à être absolument certaine et sans doute sur ce sujet de crucifixion, pourquoi critique-t-il les juifs et les chrétiens pour la même chose ? Cependant, la « UMMAH » de notre époque du 21ème siècle rejette l'exégèse des « SALAFS » de Mahomet, ils ont développés ce qu'on appelle la théorie de l'évanouissement.

2) LA LÉGENDE DE L'ÉVANOUISSEMENT :

La légende de l'évanouissement commence de façon marginale chez les sunnites avec Hallâj, un leader du soufisme mort en (309 après l'hégire / 922 après J.C.). 2 siècles plus tard, Ahû Hamid Ghazâli (mort en 505 après hégire / 1111 après J.C.) se situe encore dans une autre tradition de lecture de notre verset. C'est un personnage nettement représentatif du sunnisme, c'est lui qui, suite à sa crise religieuse de (488 après hégire /
1095 après J.C.), deviendra l'auteur de l'intégration du soufisme au sunnisme. Véritable garant de la théologie islamique, il s'en prend aussi bien aux chiites et à la christologie chrétienne.

Ceci expliquerait les proximités que connaissent les courants chiites et sunnites devenus par la suite divergents sur la « CRUCIFIXION » ; en rapport de leurs proximité des juifs et chrétien d'un coté et de l'autre des sectes monophysites.

Ahû Hamid Ghazâli s'accorde toutefois avec les uns comme avec les autres pour faire une exégèse non « docète » du verset coranique sur la « CRUCIFIXION » de Jésus, suivant les pas de son prédécesseur du soufisme, Hallâj (mort en 309 après hégire / 922 après J.C.). Au 13ème siècle, une première lecture sunnite « non-docète » du verset, différente de celle des compagnons de Mahomet, verra le jour, selon toute vraisemblance, elle est d'Ibn 'Arabi (mort en 638 après hégire /1240 après J.C.). L'exégèse d'Ibn 'Arabi est particulièrement éclairante. On lit chez lui 2 types de texte :

« Quand il [Mahomet, lors de son ascension nocturne] entra [au second ciel], il vit Issa dans son corps lui-même : Car il n'est pas mort jusqu'à maintenant, mais Allah l'avait élevé jusqu'au ciel dont Il lui avait fait un lieu de séjour et ou Il l'a installé juge ». Ibn 'Arabi lui-même nous oriente vers la nécessité de le comprendre autrement le verset [Coran 4 :157] à la lumière du verset suivant : « Ô Yahya : Que la paix soit sur lui le jour où il naquit, le jour où il + MOURRA (MUTAWAFFIKA)+, et le jour où il sera ressuscité vivant ! » [Coran 19 :15].

Jésus leur dit [à ceux qui proclamaient l'avoir tué] que la sûreté était sur lui le jour où il mourut, sûreté par rapport au fait d'être tué. Car s'il avait été tué, il l'aurait été par le martyre, et le martyr est vivant, pas mort, ainsi qu'il nous a été interdit de le dire, en vertus du verset suivant : « Et ne dites pas de ceux qui sont tués dans le sentier d'Allah qu'ils sont + MORTS +. Au contraire ils sont vivants, mais vous en êtes inconscients » [Coran 2 :154].

Ainsi Jésus nous a renseignés sur le fait qu'il mourut et ne fut pas tué, alors qu'il mentionnait que la sûreté était sur lui le jour de sa mort. 'Ibn 'Arabi par cette exégèse pourrait faire penser à une non-Crucifixion, il ne nie pas la « CRUCIFIXION » de Jésus, nie pas la mort du Christ, mais l'idée que celui-ci aurait subi cette mort de la main des hommes. Il distingue entre être tué et mourir. Ainsi, pour lui, Jésus mourut bien (évanouissement), mais ne fut pas tué : Au jour de sa mort, il fut protégé du risque d'être tué (sous-entendu « de la main des hommes »). Il appuie son propos sur l'affirmation coranique selon laquelle le martyr est vivant. « Jésus a été crucifié mais n'était pas mort. Il s'est évanoui sur la croix et a retrouvé sa vie plus tard et est apparu physiquement à ses apôtres ».

Bien que la « LÉGENDE DE L'ÉVANOUISSEMENT » soit principalement menée par les « Ahmaddiyas » pour des raisons apologétiques pour justifier la seconde venue de l'Imam Ahmddiya, et la « Nation de l'Islam », des groupes considérés comme hérétiques par des musulmans sunnites.

Et pourtant, il y a aussi des musulmans sunnites orthodoxes qui ont également adopté cette théorie uniquement pour contredire le christianisme. Les sunnites les plus célèbres à adopter cette vision à des fins polémiques pour contredire les chrétiens sont le sud-africain Ahmed Deedat et l'indien Zakir Nak. Ces 2 affirmaient puisque Jésus était vu en homme par ses apôtres avec des percements sur les pieds et sur les mains, ce qui veut dire qu'il n'étaient pas mort, sinon, il apparaîtrait comme un esprit.

Dans ses écrits et ses débats, Deedat tente de prouver que Jésus n'est pas mort sur la croix mais s'est smplement évanoui. Il tente également de prouver que Jésus n'a pas ressuscité des morts. Jésus a simplement récupéré et est apparu vivant à ses disciples, prouvant qu'il n'était pas mort sur la croix. (Deedat, Crucifixion ou Cruci-Fiction, I.P.C.I, 4th Floor, 124 Queen Street, Durban 4001, RSA ou P.O. BOX 2439 Durban 4000, RSA).

D'autres sunnites ont adopté cette théorie pour la faire correspondre avec l'idée des scientifiques, révélée fausse plus tard, que : « La + CRUCIFIXION + de Jésus ne pouvait pas permettre l'Agonie ». Akbarally Meherally est un autre apologiste musulman qui a décidé d'adopter cette théorie, allant jusqu'à nier la « THÉORIE DE SUBSTITUTION » développée par les compagnons de Mahomet et ses premiers « SALAFS ». L'apologiste musulman Shabir Ally a essayé de défendre cette théorie, dans son débat avec l'apologiste chrétien William Lane Craig dont l'intitulé est : « Jésus de Nazareth a-t-il poursuivi physiquement des morts ? », tenu le lundi 04 mars 2003 à l'Université De Toronto, mais sans succès. Et, il a été accusé par des chrétiens d'avoir promu la position Ahmaddiya de la « THÉORIE DE L'ÉVANOUISSEMENT », considérant que ce point de vue est considéré comme hérétique par les musulmans orthodoxes et contredit les « SALAFS ».
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Re: La Confusion du Coran sur la Crucifixion de Jesus

Nouveau messagede Reloaded » 16 Juin 2017 00

Cette théorie rejette la « RÉSURRECTION » de Jésus, mais en avant l'« ÉVANOUISSEMENT »de Jésus, comme condition de la survie de Jésus sur la croix et ne peut être supporté par le Coran, car elle rejette l'idée du Coran de la « CRUCIFIXION » par la ressemblance de Jésus.

Bien avant les sunnites les chiites s'étaient écartés du « monophysisme » en faisant une exégèse « non-docète » et les éruditions chiites ont finalement affirmé malgré eux, le récit chrétien sur la « CRUCIFIXION » de la « MORT NATURELLE » de Jésus que nous allons examiner dans la suite.

3) LA THÉORIE DE LA MORT NATURELLE :

« SATAN » est cet ange qui se transforme en ange de lumière pour détourner l'humanité de la parole de Dieu. Pour se faire, il utilise la lumière dans laquelle il introduit l'obscurité, afin de rendre obscur le Message de Dieu. C'est ainsi qu'il est souvent possible d'extraire dans cette obscurité, l'ivraie. C'est ce que nous allons faire avec le verset [Coran 4 :157a].

Les musulmans qui soutiennent cette théorie sont marginaux, ils n'ont pas voulu être en marge de la vérité historique sur la « CRUCIFIXION » de Jésus, c'est ainsi qu'ils ont cherché leur appui au texte évangélique avec à tout prix, la nécessité de faire correspondre le texte coranique au texte biblique, dès lors que la « CRUCIFIXION » est réelle et attestée par tous (historiens contemporains, juifs contemporains, chrétiens, hérétique chrétiens etc …), ils sont considérés comme hérétiques.

Dans cette théorie, on retrouve des chiites pour des raisons apologétiques pour justifier le retour de leur Imam, on trouve principalement 2 textes : l'un datant de (322 après hégire /934 après J.C.) est d'Abû Hâtim Râzi et l'autre de l'ismaélien Mu'ayyad Shirazi datant de (470 après hégire / 1077 après J.C.). Ils mettent en garde ceux qui niaient la « CRUCIFIXION » de Jésus, se verraient contredit de façon écrasante par le témoignage majoritaire concordant des communautés juive et chrétienne !

Cet exemple montre que, dans un temps reculé de l'Islam, l'exégèse « docète » du verset [Coran 4 :157] tombait désormais sous le coup des critiques chiites. De quoi basent t-ils leur exégèse ? Ils les basent sur les versets suivants où Jésus rapporte :

- « Ne craignez pas ceux qui tuent le corps et qui ne peuvent tuer l'âme; craignez plutôt celui qui peut faire périr l'âme et le corps dans la géhenne » [Matthieu 10 :28] ;

- Et : « … ... Ne craignez pas ceux qui tuent le corps et qui, après cela, ne peuvent rien faire de plus. Je vous montrerai qui vous devez craindre. Craignez celui qui, après avoir tué, a le pouvoir de jeter dans la géhenne ; oui, je vous le dis, c'est lui que vous devez craindre » [Luc 12 :4-5].

Puis ils ont fait un rapprochement avec le verset coranique sur les martyres de guerre : « Et ne dites pas de ceux qui sont tués dans le sentier d'Allah qu'ils sont + MORTS +. Au contraire ils sont vivants, mais vous en êtes inconscients » [Coran 2 :154].

Si l'on prend en compte le critère du Coran qui considère pieux « ceux qui combattent, ceux qui tuent et se font tuer sur le chemin d'Allah sont des pieux » et par le fait apporte un autre élément : « Ceux qui sont tués dans la guerre contre les mécréants ne sont pas morts », on peut considérer le fait que Jésus soit Pure et Pieux était tué sur la croix, mais n'était pas pour autant « MORT », ces musulmans rejoignent ainsi la christologie chrétienne et s'écarte de la christologie islamique.

Examinons la « MORT » dans le Coran avec le sens de « TAWAFFA » : « Je ne leur ai dit que ce Tu m'avais commandé, (à savoir) : + Adorez Allah, mon Seigneur et votre Seigneur +. Et je fus témoin contre eux aussi longtemps que je fus parmi eux. Puis quand Tu m'as fais mourir + TAWAFAYTANI +, c'est Toi qui fus leur observateur attentif. Et Tu es témoin de toute chose » [Coran 5 :117].

Une phrase presque identique est référée à Jean le Baptiste plus tôt dans la même Sourate : « Ô Yahya : Que la paix soit sur lui le jour où il naquit, le jour où il + MOURRA (MUTAWAFFIKA)+, et le jour où il sera ressuscité vivant ! » [Coran 19 :15].

Ce verset indique que Jean le Baptiste est mort d'une mort anormale, la Bible parle de la mort par décapitation aux mains d'Hérode (Confère [Marc 6] et [Matthieu 14]).

Tous les savants musulmans conviennent que Jean, et ce verset est est similaire dans sa structure linguistique au verset suivant où le Coran fait parler Jésus : « (Rappelle-toi) quand Allah dit : + Ô Jésus, certes, Je vais mettre fin à ta vie terrestre + MUTAWAFFIKA + t’élever vers Moi, te débarrasser de ceux qui n’ont pas cru et mettre jusqu’au Jour de la Résurrection, ceux qui te suivent au-dessus de ceux qui ne croient pas. Puis, c’est vers Moi que sera votre retour, et Je jugerai, entre vous, ce sur quoi vous vous opposiez + » [Coran 3 :55].

Il est essentiel d'examiner les occurrences de ces mots arabes de « MUTAWAFFIKA » et « TAWAFAYTANI » qui semblent se corréler directement à la mort de Jésus. D'autres traductions le rendent « monter vers moi » ou « prendre », bien que les racines arabes de ces mots signifient presque toujours la « MORT ». La référence la plus claire à la mort de Jésus se trouve au verset [Coran 116 :8], qui fait référence à un dialogue dans lequel l'auteur du Coran fait parler Dieu et Jésus :

« Je ne leur ai dit que ce Tu m'avais commandé, (à savoir) : + Adorez Allah, mon Seigneur et votre Seigneur +. Et je fus témoin contre eux aussi longtemps que je fus parmi eux. Puis quand Tu m'as fais mourir + TAWAFAYTANI +, c'est Toi qui fus leur observateur attentif. Et Tu es témoin de toute chose » [Coran 5 :117].

Pourquoi les savants musulmans refusent-ils de faire la même interprétation à Jésus que celle qu'ils appliquent à Jean ? Pourquoi pervertissent-ils l'interprétation de ces 2 versets selon qu'il s'agit de Jean ou de Jésus ? Pourquoi prétendent-ils que le premier verset fait vraiment allusion à la « MORT » de Jean, mais le deuxième verset se réfère à la « MORT FUTURE » du Christ après sa seconde venue ? En ce qui concerne le verbe « TAWAFFA » en ce qui concerne la « MORT » et l'« EXALTATION » du Christ, le verset [Coran 4 :157] suggère clairement que le verbe « TAWAFFA » utilisé, implique que Jésus soit « MORT » avant d'arriver à Dieu (voir en NOTE [*], l'enseignement de la grammaire arabe sur le verbe « TAWAFFA »).

Le verbe « TAWAFFA » (nom verbal : « TAWAFFI ») apparaît dans 25 passages du Coran, et 2 fois par rapport à Jésus. Pour 23 de ces passages, les commentateurs musulmans suivent généralement la définition standard de ce terme, à savoir l'acte de Dieu consistant à séparer l'âme du corps ou à mourir. Dans les versets [Coran 3 :55] et [Coran 5 :117], un autre mot est utilisé, ce qui dans d'autres contextes est généralement interprété comme une « MORT PHYSIQUE », elle dérive de la racine de la racine [W-F-Y].

Dans l'ancien verset, il apparaît comme le participe actif de la 5ème forme avec le suffixe pronominal possessif de seconde personne : « MUTAWAFFIKA ». Dans le dernier, il apparaît comme le verbe parfait de la deuxième personne avec la ligature objective de la première personne : « TAWAFAYTANI ». Dans les 2 cas, l'auteur de l'action est Dieu. ... ils [les versets] sont tous deux importants en raison de l'apparition de [W-F-Y] qui désigne la « MORT PHYSIQUE » .

Sur les 66 fois que la racine [W-F-Y] apparaît dans le Coran, 25 versets sont à la 5ème forme. Parmi ceux-ci, la majorité de ces versets transmet sans équivoque l'idée de la « MORT PHYSIQUE », y compris un cas où la « MORT » de Mahomet est invoqué au verset [Coran 40 :77] et à la crucifixion de Jésus au verset [Coran 29 :30].

Les versets coraniques confirment l'enseignement chrétien sur la mort du Christ. Si Jésus est vraiment mort, alors il ne peut pas mourir de nouveau, car sa mort sur la croix était de racheter l'homme de sa condition fatale. Il a payé le prix une fois pour toutes. Il est évident que le Coran garde la trace de l’Évangile et la trace de « SATAN », purifions le Coran :

Dans l'expression « car ils ne l'ont pas tué, ne l'ont pas crucifié », il y a un accent indirect sur la « RÉSURRECTION » de Jésus qui est la conséquence de sa « CRUCIFIXION ». L'expression fait allusion à la victoire de Jésus sur la croix et sur la violence.

La « CRUCIFIXION » n'était que la première phase sur la voie de la « RÉDEMPTION ». La certitude qu’apporte le Coran, est le fait que la « RÉSURRECTION » qui a vaincu les conspirations des ennemis du Christ. C'est ainsi, dans sa « RÉSURRECTION », Jésus-Christ apparaît comme s'il avait été ni tué, ni crucifié, parce qu'il était sorti de la bataille victorieux, Jésus avertissait dans son enseignement :

« À cause de ceci le Père m'aime, c'est que je laisse ma vie, afin que je la reprenne. 1Personne ne me l'ôte, mais je la laisse de moi-même ; j'ai la puissance de la laisser, et la puissance de la reprendre ; j'ai reçu ce commandement de mon Père » [Jean 10 :17-18].

Ainsi, ceux qui se vantaient de l'avoir tué ne l'ont pas fait, en fait, parce qu'il s'est offert librement, il a librement donné sa propre vie et il a repris sa vie par la « RÉSURRECTION », la mort n'a pu l'atteindre. Le déni ici n'est pas le déni du meurtre ou de la crucifixion, mais plutôt le déni de l'accomplissement des objectifs des ennemis du Christ. Ils pensaient qu'ils se sont débarrassés de lui pour toujours, mais ce qui s'est réellement passé était le contraire, ce que révèle le Coran à partir de ce verset :

« Et ils (les Juifs) ont comploter et Dieu a conçu un complot, Et Dieu est le meilleur des comploteurs ».

Le but de ce verset est d'exposer la conspiration des Juifs et de révéler leur impuissance face à la volonté divine qui a voulu contrairement à leur volonté : Les Juifs ont conspiré et ont prévu de détruire le Christ, et leur intrigue a réussi pendant un certain temps. Mais le dispositif de Dieu était meilleur que le leur parce que « Jésus était ressuscité de la mort le troisième jour » [1 Corinthiens 15 :3-5] ; [Actes 10 :40], et, « il est apparu à ses disciples » [Marc 16 :2] ; [Jean 20 :1]. ; [Luc 24 :13]. puis, « après 40 jours, il est monté au ciel »
[Marc 16 :19] ; [Luc 24 :51] ; [Actes des Apôtres 1 :9-12].

Examinons la dernière phrase du verset qui fait l'objet de notre étude : « … … Et ceux qui ont discuté sur son sujet sont vraiment dans l'incertitude : ils n'en ont aucune connaissance certaine, ils ne font que suivre des conjectures et ils ne l'ont certainement pas tué (d'autre traduction : Pour sûr ; Ils ne l'ont pas tué) » [Coran 4 :157b]. Nous rappelons ce que nous avons souligné ci-haut : Ce verset coranique ne concerne pas les personnes présentes au moment des faits, mais reproche les juifs et les chrétiens contemporains de Mahomet, d'être incertains de ce qu'ils racontent sur la crucifixion de Jésus qui promulguaient la « CRUCIFIXION » de Jésus. Dans la péninsule arabique, on rencontrait également, les nestoriens, les docètes, et autres sectes chrétiennes hérétiques dispersées dans l'Arabie, qui enseignaient et prêchaient le concept de Shabih, en désaccord avec le christianisme biblique, en niant la crucifixion du Christ. Le Coran a fortement appuyé les enseignements des sectes hérétiques et les rejoint dans leur lutte contre le christianisme biblique.

Mahomet avait une profonde connaissance de la théologie de ces sectes et à préféré les rejoindre afin de nier la « CRUCIFIXION », la « RÉSURRECTION » et la « RÉDEMPTION » de Jésus. Les croyances de ces sectes hérétiques ont laissé une profonde impression sur l'esprit de Mahomet et s'est reportée sur le Coran (Dans la deuxième partie du verset [Coran 4 :157b]).

En outre, un certain nombre des adeptes de ces sectes ont embrassé l'Islam parce que, dans la plupart des cas, leurs principes ne sont pas incompatibles avec les enseignements du prédicateur coranique. Les attitudes contradictoires coraniques envers les chrétiens peuvent être expliqués à la lumière de cette proposition :
Le Coran a élevé les adeptes de la théorie de la ressemblance qui était crucifié et a reproché les chrétiens de croire à la « CRUCIFIXION ». L'épisode du dialogue de Mahomet avec le peuple de Najran et son désaccord avec eux sur la « DIVINITÉ » du Christ est l'exemple le plus frappant de cette entente.

4) CONCLUSION :

L'histoire de la crucifixion en tant que telle a été expliquée succinctement au verset [Coran 4 :157], en apportant de la confusion : Wa-lakin shubbiha lahum veut dire : « Mais elle ne leur apparaissait que comme si elle l'avait été » d'autant plus que l'expression shubbiha li est idiomatiquement synonyme de khuyyila li,
« une chose] est devenu une image imaginaire pour moi », c'est-à-dire, « Dans mon esprit », en d'autres termes, « [il] m'a semblé ». Par ailleurs ; Wama qataloohu yaqeenan veut dire : « Ils ne l'ont pas tué définitivement », et Bal rafaAahah Allahu ilayhi veut dire :

« Mais Dieu a soulevé Lui-même ».

Après tout, Dieu n'est pas un auteur de confusion. Il faut voir dans cette confusion, une volonté de « SATAN » de laisser sa trace sur la « CRUCIFIXION » de Jésus, qu'il combat cette vérité parmi les hommes. Les implications de la « LÉGENDE DE SUBSTITUTION » du Coran ne sont pas compatibles avec la nature de Dieu ni les destinées des autres prophètes. Le « MYTHE DE SUBSTITUTION » applique un caractère trompeur à Dieu Tout-Puissant. Il devient un dilemme inexcusable essayant d'expliquer pourquoi Dieu sauverait Jésus de la « CRUCIFIXION », trompant ainsi des millions de chrétiens et de juifs ainsi les apôtres du Christ.

La folie des musulmans devient totale lorsqu'ils parlent de l'« ÉVANOUISSEMENT » dérivent des érudits musulmans qui ont suivi Mahomet durant toute se vie de prédication et lorsque leur position ne sont pas supportés par le verset [Coran 4 :157] qui parlent clairement de la « SUBSTITUTION » d'une fausse image de Jésus qui serait son faux semblant.

Le Coran contient cette erreur historique capitale que « Jésus n'a jamais été crucifié » en reprenant la légende des « docètes » pour attaquer le Christianisme. Qu'est-ce-qui peut encore légitimer, que ce livre (le Coran) est saint, vrai, descendu du ciel, écrit par Dieu … Une autre chose est sûre, le Coran a été confondu par Dieu : En reprochant les juifs et les chrétiens d'être incertains et de suivre les conjectures avant eux, la « OUMMAH » de
Mahomet d'aujourd'hui est divisée et incertaine, c'est le revers de bâton.

NOTE :

Le sens de « TAWAFFA » dans le Coran :

1- Enseignement de Jamal Al-Badaw i : Le mot « MUTAWAFFIK » est le participe actif de (ism al-faa'il) pour le nom « TAWAFFA ». L'un des dictionnaires arabes les plus authentiques du nom (Aqrab al-Mawaarid), a expliqué

« TAWAFFA » peut impliquer: « Compléter », « Accomplir » « Décharger complètement », « Réaliser complètement », « Terminer », etc ..., lorsque l'objet du verbe est des mots comme « Promesse », « Droit »,
« Obligation », « Responsabilité », « Prêt », « Dette », « Numéro » ou « Période » etc …

Exemple :

« TAWAFFAIT AL-MUDDAH » (l'objet du verbe étant « la période »), cela signifie que « J'ai terminé le terme » ;

« TAWAFFA HAQQAHU » (l'objet du verbe étant « juste »), cela signifie : « Il a réalisé son droit complètement »;
« TAWAFFA 'ADAD AL-QAUM » (l'objet du verbe étant « nombre ») signifie que « il a compté complètement le nombre de personnes ». Dans la langue arabe, « Pour causer la mort d'une personne », « enlever l'âme d'une
personne », etc ..., il faut que le sujet du verbe soit Dieu [ou tout autre agent ou toute autre cause de mort, ou la mort elle-même] et l'objet soit un être vivant (comme l'homme).

Exemple :

« TAWAFFA ALLAHO ZAYEDAN » l'agent actif du verbe étant « Allah » et l'objet étant une personne du nom de Zayed) : Cette phrase signifie : « Dieu a fait Zayed mourir » ; « TAWAFFATHU AL-TA'OON » l'agent actif étant « la Peste » c'est-à-dire un agent ou une cause de décès, et l'objet étant une personne) Cette phrase signifie : « La peste l'a tué » ; « TAWAFFATHU AL-MAUT » l'agent actif étant « la mort » et l'objet étant une personne)
Cette phrase signifie : « La mort l'a emporté » ; « TAWAFFATHU AL-MALAAIKAH » l'agent actif étant « les anges », c'est-à-dire un agent de la mort, et l'objet étant une personne) Cette phrase signifie : « Les anges lui ont donné la mort ».

Dans la langue arabe, « Pour mourir », lorsque le verbe se produit sous sa forme passive, le participe passif étant un être vivant (comme l'homme). Exemple : « TUWUFIA ZAYEDUN » signifie : « Zayed mort ». L'expression en arabe [MUTE WA FIKA] provient de la racine « WAFFA » qui a la signification de « Terminer quelque chose ou une tâche à tel point que rien d'autre n'est laissé de côté ». De la même manière, la racine « WAFFAT » signifie « MORT ».

Voici quelques références de dictionnaires arabes standard qui nous racontent la signification du mot « VAFFAT » : « WAFFAT » = « MORT », « DÉCÉS » (Dictionnaire avancé de Arabic-English des apprenants par H.Anthony Salmone pp1222) ; « WAFFAT » = « MORT », « DISPARITION », « DÉCÉS » (Al Mawrid Arabic-English Dictionary
pp 1240) ; « TUWAFA » = « Prendre la vie de n'importe qui » (A Dictionary & Glossary of the Koran par J.Penrice pp 161) ; « TUUFFA » = « MOURIR », « EXPIRER », « RENDRE L'ÂME », « DERNIER SOUFFLE » (Al Mawrid Arabic-English Dictionary pp 391).

Dans le Coran, « TAWAFFA » a été utilisé pour « MORT » dans les versets suivants : « Seigneur! Nous avons entendu l’appel de celui qui a appelé ainsi à la foi : + Croyez en votre Seigneur + et dès lors nous avons cru. Seigneur, pardonne-nous nos péchés, efface de nous nos méfaits, et place nous, à notre mort (TUWAFFANA), avec les gens de bien » [Coran 3 :193] ;

« Tu ne te venges de nous que parce que nous avons cru aux preuves de notre Seigneur, lorsqu’elles nous sont venues. Ô notre Seigneur ! Déverse sur nous l’endurance et fais nous mourir (TUWAFFANA) entièrement soumis » [Coran 7 :126] ; « Ô mon Seigneur, Tu m’as donné du pouvoir et m’as enseigné l’interprétation des rêves. [C’est Toi Le] Créateur des cieux et de la terre, Tu es mon patron, ici-bas et dans l’au-delà. Fais-moi mourir (TUWAFFANI) en parfaite soumission et fais moi rejoindre les vertueux » [Coran 12 :101] ;

« Qu'adviendra-t-il d'eux quand les Anges les achèveront (TAWAFAT'HUM), frappant leurs faces et leurs dos ? » [Coran 47 :27] ; « Ceux des vôtres que la mort frappe (YUTAWAFFAUNA) et qui laissent des épouses : Cellesci
doivent observer une période d'attente de 4 mois et 10 jours. Passé ce délai, on ne vous reprochera pas la façon dont elles disposeront d'elles mêmes d'une manière convenable. Allah est Parfaitement Connaisseur de ce que vous faites » [Coran 2 :234].

2- Enseignement de Neal Robinson : Le verbe et ses dérivés sont utilisés dans tout le Coran de diverses façons, dont certains sont soulignés :

« La forme de la racine [WAFFA], à partir de laquelle « TAWAFFA » est dérivée, avec les trois consonnes [WFY] n'est pas trouvée dans le Coran. Nous trouvons cependant 2 cas de l'élan de l'adjectif correspondant [Coran 9 :111] et [Coran 53 :41], ce qui suggère que le sens de la forme racine est « accomplir une promesse » ou « être complet ». La forme [WAFFA] se produit 18 fois comme un verbe fini et 1 fois en tant que participe dans le Coran :

- Dans un cas, où Abraham est le sujet et l'objet n'est pas exprimé, le sens semble être proche de celui de la forme racine, « accomplir une promesse » [Coran 53 :37].

Le sens « payer / rembourser en entier » et le contexte est le dernier jugement lorsque Dieu récompensera les gens pour leurs actions dans cette vie : A l'actif : [Coran 3:57] ; [Coran 4 :173] ; [Coran 11:15] ; [Coran 11 :111] ; [Coran 24 :25] ; [Coran 21 :39] ; [Coran 35 :30], ; [Coran 46 :19] ; Au passif : [Coran 2 :272] ; [Coran 2 :281] ; [Coran 3 :25] ; [Coran 3 :161] ; [Coran 3 :185] ; [Coran 8 :60] ; [Coran 16 :111] ; [Coran 39 :10] ; [Coran 39 :70] ; Participe actif: [Coran 11 :109].

Le sens « accomplir une alliance, un voeu, une promesse ou une obligation » avec comme sujet une personne : [Coran 2 :40] ; [Coran 3 :76] ; [Coran 5 :1] ; [Coran 6 :152] : [Coran 13 :20] ; [Coran 16 :91] ; [Coran 17 :34] ; [Coran 22 :29] ; [Coran 48 :10] ; [Coran 76 :7] ; Participe actif [Coran 2 :177] ; Avec Dieu en tant que sujet [Coran 2 :40]. Le sens « donner plein » avec comme sujet une personne : [Coran 6 :152] ; [Coran 7 :85] ; [Coran 11 :85] ; [Coran 12 :59] ; [Coran 12 :88] ; [Coran 17 :35] ; [Coran 26 :181]. Le sens « demande de paiement intégral », « exactement complet » [Coran 83 :2].

La forme [TAWAFFA] se produit 25 fois comme un verbe fini et 1 fois comme un participe actif : Avec les anges ou les messagers angéliques comme matière, cela signifie « recevoir » ou « rassembler » [à la mort] (4:97, 6:61, 7:37, 8:50, 16: 28,32, 32:11, 47: 27). Cf. Un cas où la mort elle-même est le sujet (4:15). Avec Dieu comme sujet, il semble signifier: – « recevoir en mort » ou « pour mourir » [Coran 10 :104] ; [Coran 16 :70] ; [Coran
39 :42] ; – « recevoir en mort » ou « pour mourir prématurément »[Coran 10 :46] ; [Coran 13 :40] ; [Coran 40 :77] « pieux » [Coran 3 :193] ; [Coran 7 :126] ; [Coran 12 :101] ;

– « recevoir des âmes dans le sommeil », ce qui est assimilé à la mort [Coran 6 :60] ; [Coran 39 :42] ;
– « recevoir » Jésus [Coran 5 :117] et « participe » [Coran 3 :55].

Dans le passif, c'est un euphémisme pour la mort, en particulier une mort prématurée [2 : 234] ; [Coran 2 :240] ; [Coran 22 :5] ; [Coran 40 :67]. Pour soutenir l'opinion de Robinson selon laquelle « TAWAFFA » signifie presque toujours la « MORT » lorsque Dieu ou les anges sont le sujet, nous citons les versets coraniques
suivants :

« Ceux des vôtres que la + MORT + frappe et qui laissent des épouses: celles-ci doivent observer une période d'attente de 4 mois et 10 jours. Passé ce délai, on ne vous reprochera pas la façon dont elles disposeront d'elles mêmes d'une manière convenable. Allah est Parfaitement Connaisseur de ce que vous faites » [Coran 2 :234] ;

« Que Nous te fassions voir une partie de ce dont Nous les menaçons, ou que Nous te fassions + MOURIR +, (en tout cas), c’est vers Nous que sera leur retour. Allah est en outre, témoin de ce qu’ils font » [Coran 10 :46] ;
« Ceux à qui les Anges + ÔTENT + la vie, alors qu’ils sont injustes envers eux-mêmes, se soumettront humiliés, (et diront) : + Nous ne faisions pas de mal ! + - + Mais, en fait, Allah sait bien ce que vous faisiez + » [Coran 16 :28].
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