L'islam contre l'islam

Etude de l'islam via les hadiths et le coran
-

L'islam contre l'islam

Nouveau messagede Morpheus » 5 Avr 2013 01

Antoine Sfeir, L’Islam contre l’Islam – L’interminable guerre des sunnites et des chiites

Article publié le 14/02/2013

Le mouvement dit des « révolutions arabes » commencé en 2011, et de manière générale l’instabilité, et en tout cas les difficultés politiques – focalisées depuis longtemps sur le conflit israélo-palestinien – ainsi que la présence d’enjeux économiques de première importance, ont donné et continuent à donner lieu, en Occident, à un nombre de plus en plus important d’analyses générales de la géopolitique du Moyen-Orient. Pour Antoine Sfeir, toutefois, la grille de lecture généralement utilisée par les auteurs de telles analyses est erronée : il s’agirait en effet de l’importation de catégories occidentales – celles de l’opposition entre « démocrates » et « intégristes », ou entre dictatures et démocraties – dans une région qui ne les connaît pas comme telles. Ce politologue franco-libanais, directeur-fondateur des Cahiers du Moyen-Orient et auteur de nombreux ouvrages sur le sujet, propose au contraire d’analyser ces événements – et, de manière plus générale, toute l’histoire et la géopolitique de la région – au moyen d’un critère proprement islamique : celui de la rupture entre sunnisme et chiisme. L’Islam contre l’Islam a pour objectif affiché d’aider à la compréhension de cette distinction fondamentale entre les deux branches principales de l’islam : pour ce faire, Antoine Sfeir consacre sa première partie à un retour sur les fondements historiques du chiisme, avant d’étudier les différences doctrinales qui séparent sunnisme et chiisme, ce qui est également l’occasion de montrer la diversité de ce dernier courant ; enfin, dans une troisième partie, il propose à partir de cette distinction une analyse de la situation géopolitique actuelle, et notamment de la place de l’Iran.

Explicitant son hypothèse de travail dans un « Avant-Propos » au ton volontiers polémique, notamment en ce qui concerne l’intervention des puissances occidentales au Moyen-Orient depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, Antoine Sfeir y replace les révolutions arabes de 2011 dans un cadre historique plus large, qui correspond au sous-titre de son livre : « l’interminable guerre des sunnites et des chiites ». Un rapide retour historique sur les événements fondamentaux de l’histoire du Moyen-Orient depuis 1945, de la création d’Israël à l’Égypte de Nasser et à la fondation de la République islamique d’Iran en 1979, marque les étapes qui mènent à la reprise de cette guerre identifiée par l’auteur, et dont il situe l’événement déclencheur en 1992, lors du massacre de la tribu chiite des Hazaras par le commandant Massoud dans le cadre de la guerre civile afghane. Depuis lors, la guerre entre sunnites et chiites aurait repris de plus belle, à travers des formes diverses : attentats, comme au Pakistan, guerre civile, comme en Irak, révoltes contre le pouvoir en place, comme à Bahreïn ou au Yémen. Pour Antoine Sfeir, les raisons de cette guerre s’articulent autour de trois socles, l’un religieux, le second ethnique et stratégique, et le troisième strictement politique. Cette reprise de la guerre entre sunnites et chiites, dans le cadre d’un sunnisme privé depuis 1924 d’une instance suprême en mesure d’imposer un dogme à tous ses disciples à travers le monde, et d’un chiisme fortifié par la nouvelle puissance iranienne, nécessite pour être compréhensible un retour sur ses fondements historiques, tant doctrinaux que factuels.

La première partie de l’ouvrage, intitulée « Aux origines du chiisme », est ainsi consacrée à l’origine historique du chiisme, qui remonte aux tout premiers temps de l’islam. Divisée en quatre chapitres ordonnés chronologiquement, elle couvre d’abord la période allant de la mort du Prophète aux premiers califes – c’est-à-dire la question de la succession de Muhammad et de l’instauration du califat –, puis le califat de ‘Alî ibn Abû Tâlib [1], associé à des « guerres fratricides » en raison de la résistance que lui opposèrent les Umayyades, qui revendiquaient le califat pour eux-mêmes. Cette période, connue sous le nom de « Grande Discorde », consiste en la confrontation de ‘Alî, soutenu par ses partisans, et de Mu‘âwiya, gouverneur de Syrie et membre du clan des Umayyades (ou Banu Umayya), avec pour prétexte l’assassinat impuni du précédent calife, ‘Uthmân, un Umayyade également. Antoine Sfeir montre à la fin du deuxième chapitre comment la victoire finale de Mu‘âwiya, si elle résulte d’un arbitrage, est perçue comme un coup d’État par les partisans de ‘Alî, d’autant plus que le nouveau calife instaure un principe dynastique et rompt ainsi avec la tradition du consensus médinois qui prévalait depuis la mort du Prophète. Le troisième chapitre de cette première partie, qui porte sur l’assassinat et la succession de ‘Alî, insiste sur la particularité du mouvement kharijite : anciens partisans de ‘Alî l’ayant déserté après l’arbitrage rendu lors de la bataille de Siffîn, en 657, en se fondant sur l’idée que le jugement n’appartenait qu’à Dieu, les kharijites prônent un islam rigoriste et s’opposent au concept de califat. C’est de leur fait que ‘Alî est assassiné en 661, permettant l’accession au pouvoir de Mu‘âwiya après l’éviction de Hassan, fils de ‘Alî. S’ouvre alors la première phase de persécution des chiites, c’est-à-dire des partisans de la cause alide – le mot arabe « shi‘a », d’où le chiisme tire son nom, signifie en effet « parti », et désigne ici précisément le parti de ‘Alî. Pour Antoine Sfeir, la dimension proprement religieuse de la mission dont se sent investi ‘Alî, et son attachement à la transmission de l’enseignement du Prophète ainsi que sa volonté d’unifier les croyants – unification religieuse avant d’être politique – sont des clés de compréhension du chiisme. Le dernier chapitre de cette première partie, enfin, est consacré au martyre de Hussein, deuxième fils de ‘Alî massacré avec toute sa famille en 680 lors de la bataille de Kerbala après s’être révolté contre le pouvoir umayyade : il s’agit là d’un deuxième élément fondateur du chiisme, commémoré chaque année par le rite de ‘Âshûrâ. Après cet échec définitif de la vocation politique du chiisme, les chiites développent le concept de taqiyya, ou dissimulation : dans la clandestinité, se met en place un mouvement d’interprétation des textes (ijtihad) parallèle à celui du sunnisme, et qui continue jusqu’à nos jours – alors que l’effort d’interprétation s’arrête, dans le sunnisme, au XIe siècle. C’est donc bien la naissance de la communauté chiite – dont Antoine Sfeir rappelle en conclusion qu’elle comporte trois niveaux, généalogique d’une part (quant à la succession du Prophète), théologique ensuite, et enfin politique.

suite http://www.lesclesdumoyenorient.com/Ant ... tre-l.html

http://www.islam-bible-prophecy.com/
http://www.islam-bible-prophecy.com/profecias-biblicas/
Avatar de l’utilisateur
Morpheus
Administrateur du site
 
Messages: 4351
Inscription: 14 Mai 2010 00
Localisation: Suisse

Re: L'islam contre l'islam

Nouveau messagede yacoub » 7 Mar 2014 14

Avatar de l’utilisateur
yacoub
 
Messages: 4442
Inscription: 4 Juil 2010 13
Localisation: France

Re: L'islam contre l'islam

Nouveau messagede yacoub » 29 Juin 2014 14

x17 x31

Irak : le Front Al-Nosra et les djihadistes de l'EIIL, quand les ennemis d'hier deviennent alliés





Avatar de l’utilisateur
yacoub
 
Messages: 4442
Inscription: 4 Juil 2010 13
Localisation: France


Re: L'islam contre l'islam

Nouveau messagede JM123 » 30 Juin 2014 08

Pauvre peuple, lui qui croyait à la base, adhérer à la religion de paix et d'amour,
le retour de manivelle fait mal, très mal....
Avatar de l’utilisateur
JM123
 
Messages: 1298
Inscription: 8 Nov 2011 18

Re: L'islam contre l'islam

Nouveau messagede yacoub » 1 Juil 2014 14

JM123 a écrit:Pauvre peuple, lui qui croyait à la base, adhérer à la religion de paix et d'amour,
le retour de manivelle fait mal, très mal....

Salut JN123
il faut bien qu'ils comprennent que leur ennemi est Mahomet, l'envoyé de Satan.
Avatar de l’utilisateur
yacoub
 
Messages: 4442
Inscription: 4 Juil 2010 13
Localisation: France

Re: L'islam contre l'islam

Nouveau messagede JM123 » 1 Juil 2014 19

Salut Yacoub

Malheureusement peu s'en rende compte.
Avatar de l’utilisateur
JM123
 
Messages: 1298
Inscription: 8 Nov 2011 18

Re: L'islam contre l'islam

Nouveau messagede yacoub » 7 Juil 2014 12

x17 x31
Il y a de plus en plus de musulmans qui s'en rendent compte
et qui apostasient
Avatar de l’utilisateur
yacoub
 
Messages: 4442
Inscription: 4 Juil 2010 13
Localisation: France

Re: L'islam contre l'islam

Nouveau messagede yacoub » 7 Déc 2015 11

Ce que Tariq Ramadan oublie de vous dire sur l’islam islamisation-occident/que-tariq-ramadan-oublie-vous-dire-sur-islam-t6163.html
Avatar de l’utilisateur
yacoub
 
Messages: 4442
Inscription: 4 Juil 2010 13
Localisation: France

Re: L'islam contre l'islam

Nouveau messagede Reloaded » 11 Déc 2015 21

Reloaded
 
Messages: 3503
Inscription: 16 Mai 2010 03

Re: L'islam contre l'islam

Nouveau messagede yacoub » 21 Jan 2016 14

La France n’a toujours pas compris que l’islam est encore pire que le nazisme

Amnésique, inconsciente et irresponsable la France ne semble toujours pas avoir tiré les leçons de ses multiples échecs passés : Munich 38, Khomeiny 79, l’Irak 91, ses multiples soutiens aux dictateurs africains et tout récemment son rôle de figurante dans l’opération de « l’Aube de l’odyssée » en Libye.

En apportant son aval aux pseudos rebelles syriens majoritairement issus de l’internationale djihado-terroriste financée par le Qatar, armée par la Turquie et endoctrinée par l’Arabie Saoudite, la France est en train de rejouer en Syrie la partition sarkozienne en Libye. C’est plus qu’une erreur d’appréciation, c’est une faute politique lourde de conséquences plus graves encore que celles occasionnées par son intervention en Libye au bilan désastreux pour le peuple libyen et la sécurité de la région. L’effet boomerang est inévitable et elle finira par subir le contre-coup de cette politique suiviste et anti-souverainiste. A vouloir trop jouer la carte de l’islam wahhabite pour complaire à ses alliés américains, elle risque de se trouver balayée par la tempête terroriste qui tôt ou tard s’abattra sur elle.

La France ne doit pas capituler devant l’alliance tripartite wahhabo-américano-turque. Son soutien aux rebelles est un non-sens politique, ils sont à 95% des mercenaires de différentes nationalités, elle doit rester à l’écart de ce conflit fomenté par les wahhabites sous contrôle de leur protecteur américain.

En prenant ouvertement position en faveur des mercenaires djihado-terroristes qualifiés par les médias occidentaux à la cécité légendaire de rebelles syriens, elle réédite l’épisode de la honte nationale de Munich 1938. Un pays des droits de l’homme ne doit pas soutenir les pays tels que le Qatar et l’Arabie Saoudite à l’humanisme comparable à l’humanisme hitlérien. Son soutien aux wahhabites impériaux et messianiques est un mauvais message adressé aux forces des libertés démocratiques dans les pays arabes. Elle se drape ainsi dans les habits de l’ignominie et de complicité avérée avec le terrorisme wahhabite.

Aucun intérêt géo-stratégique ni géo-économique, voire sécuritaire de nature à justifier une telle compromission. Elle n’a rien à faire dans le bourbier syrien, à moins que ce soit la contrepartie de la libération des otages français entre les mains de cet autre groupe crapuleux terroriste l’AQMI à la solde du Qatar et la bienveillance obamienne. Un pays comme la France ne doit pas servir de faire valoir, de godillot et de pion sur l’échiquier de la wahabbisation du monde arabe.

Les américains et leurs affidés turcs veulent tailler un costume sur mesure pour leur clown qatarien, contre lequel il y a une nécessité urgente et absolue d’un dépôt de plainte auprès de la C.P.I. que la France devrait soit initier soit appuyer. Cet homme est un danger pour la paix internationale. Bailleur de fonds de la mouvance terroriste islamiste, premier investisseur au monde dans la bourse de valeur terroriste, commanditaire et organisateur des opérations du pourrissement du monde arabe jamais concepteur et architecte. Obsédé par son rêve de Calife, ne manquant pas l’occasion de rappeler au guignol tunisien de Carthage et la marionnette du Caire Morsi qu’ils doivent lui obéir au doigt et à l’œil. Hyper actif sur le front du chaos arabe, maître d’œuvres et d’ouvrages des attaques terroristes contre la Syrie, la Libye et partout dans le monde.

Ce croquemitaine doit payer pour ses crimes et non pas être couvé de regards complaisants et intéressés. Trop de cupidité tue la nation et son honneur. Il est de la dignité et de la grandeur de la France d’aider à la mise en cause du grand artisan du terrorisme international,

L’Emir d’opérette de ce caillou désertique du Qatar, pour atteintes à la sécurité internationale, complicité de crimes contre les peuples libyens, syriens et palestiniens, complot contre la Tunisie dont il est le vrai maître à l’instar de l’Egypte, financement des mouvements jihadistes, les chefs d’accusation ne manquent pas.

Cet homme est dangereux pour la paix dans le monde. N’a-t-il pas menacé l’Algérie de lui réserver le même sort que la Syrie. Son implication dans l’invasion du Nord du Mali est un secret de polichinelle. Cet homme est pire que la peste et le choléra réunis, il est un Hitler en devenir. Ses agissements périlleux pour l’humanité ne sont pas du folklore, ils portent en eux tous les germes du nazisme. Un homme qui a trahi son propre père n’aura aucun scrupule de liquider les peuples arabes au profit de ses mentors Yankees.

Il ne joue pas un double ou triple ou quadruple jeu, un seul jeu devenir vaille que vaille et coûte que coûte le nouveau Führer, calife, du monde arabe quitte à mettre le monde dit arabe à feu et à sang et exterminer tous les chiites et les alaouites. Ces enfants de Satan comme les qualifie le pape philonazi Qaradhaoui, l’éminence grise de l’Emir du Qatar et figure d’épouvante des caniveaux de l’humanité de la chaîne de TV Al-Jazeera.

En devenant le nouveau Calife ou plutôt un calife d’opérette, il aura tout le loisir de déporter les palestiniens en Jordanie et dans le Sinaï. Ce n’est pas de la politique fiction, ni de l’utopie politique, c’est un scénario élaboré par l’Administration américaine et mis en scène à travers le vaudeville des révolutions du Printemps Arabe.

Quand à ses cousins wahhabites saoudiens, ils auront le pouvoir spirituel qui leur permettra d’imposer enfin le sectarisme wahhabite aux quatre coins du monde musulman et qui deviendra leur vraie religion et sonnera le glas de l’Islam.

Pour les pouvoirs politique, économique et militaire, il reviendra à la Turquie de les mettre en musique.

La France se trouve ainsi prise dans le piège du tourbillon wahhabite s’enlisant dans les sables mouvants du projet du Grand Israël et son corollaire la restauration du 6e Califat.
Avatar de l’utilisateur
yacoub
 
Messages: 4442
Inscription: 4 Juil 2010 13
Localisation: France

Re: L'islam contre l'islam

Nouveau messagede Morpheus » 12 Juin 2016 20

Avatar de l’utilisateur
Morpheus
Administrateur du site
 
Messages: 4351
Inscription: 14 Mai 2010 00
Localisation: Suisse

Re: L'islam contre l'islam

Nouveau messagede yacoub » 8 Juil 2016 13

Pourquoi Daech ne revendique pas ses attentats en Turquie ?
L'État islamique ensanglante le pays, mais ne signe aucune de ses actions. Une pratique inhabituelle qui mérite quelques explications.

Le triple attentat-suicide qui a frappé le 28 juin le terminal international de l'aéroport Atatürk d'Istanbul a fait 45 morts. Il est attribué à l'Etat islamique.
Le triple attentat-suicide qui a frappé le 28 juin le terminal international de l'aéroport Atatürk d'Istanbul a fait 45 morts. Il est attribué à l'Etat islamique. © ILHAS NEWS AGENCY/ AFP
Abonnez-vous à partir de 1€

Mercredi 29 juin, un triple attentat-suicide frappe la Turquie. L'aéroport international Atatürk est le théâtre de cette nouvelle attaque terroriste. Le bilan s'élève à 41 morts et 239 blessés. Bien que l'État islamique soit resté muet quant à son éventuelle implication dans l'explosion, les dirigeants politiques turcs accusent l'organisation. Le président américain Barack Obama a laissé entendre que ces attaques pourraient être l'œuvre du groupe État islamique. Quant à Binali Yildirim, le Premier ministre turc, il déclare dans la presse que « les indices pointent Daech. »

Au lendemain de l'attaque de Suruç, le 20 juillet 2015, le gouvernement turc avait évoqué l'implication de l'EI. L'attentat n'a pourtant jamais été revendiqué par le groupe État islamique. Jean Marcou, professeur à Sciences Po Grenoble et chercheur associé à l'Institut français d'études anatoliennes à Istanbul, nous explique que le mode opératoire de ces attentats est bien la marque de fabrique de Daech. « Il s'agit d'opérations organisées, où l'on retrouve la même organisation. Des suicide-bombers se font exploser dans des lieux publics avec une ceinture explosive. » Des attaques comparables à celles de Paris ou de Bruxelles. Pour Jean Marcou, l'implication du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) doit être écartée. « Les attentats perpétrés par les Kurdes sont plus sophistiqués, ils utilisent des bombes à distance. » Pourquoi Daech s'obstine-t-il à ne pas revendiquer ses attentats en Turquie ?
Stratégie et Idéologie

Pour Jean Marcou, les raisons de cette communication différenciée sur le territoire turc sont multiples. Le groupe État islamique enrôle de futurs djihadistes en Turquie ; revendiquer ces attentats diminuerait les chances de Daech d'avoir de nouvelles recrues. Il existe par ailleurs des intérêts communs entre la Turquie et Daech. « Leurs relations sont ambiguës, il n'y a pas d'alliance véritable. Pourtant, des intérêts communs étaient connus », explique Marcou. Mais le bombardement de trois positions de Daech en Syrie par la Turquie a mis un terme à cette « relation ». En intervenant dans ce conflit, Recep Tayyip Erdogan envoie un message fort à ses détracteurs, qui l'accusent de complicité avec le groupe État islamique et d'avoir livré secrètement des armes à l'EI. « En prenant part dans ce conflit, le président turc veut montrer aux autres puissances, telles que les États-Unis, que son pays aussi combat Daech, et que les puissances étrangères ont tort de soutenir les Kurdes », souligne Jean Marcou. Autre raison du silence de l'EI : en semant la terreur en Turquie, il va à l'encontre de ses principes en frappant un pays musulman, en plein ramadan, qui plus est, comme ce fut le cas pour l'attentat de l'aéroport international Atatürk.

Pour Mathieu Guidère, professeur à l'université Paris-VIII et islamologue, l'unique raison du mutisme de Daech repose sur le principe de légitimation. « Les terroristes n'ont pas de raisons légitimes d'agir dans des pays musulmans. » Contrairement aux autres pays attaqués, Daech ne peut employer le terme de « mécréants » ni affirmer qu'il veut déstabiliser des pays ou des sociétés déjà influencés par l'islam. En revendiquant ces actions terroristes, l'État islamique prendrait même le risque de se mettre à dos de nombreux musulmans...
Avatar de l’utilisateur
yacoub
 
Messages: 4442
Inscription: 4 Juil 2010 13
Localisation: France


Retourner vers Religion Islam

 


  • Articles en relation
    Réponses
    Vus
    Dernier message

Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum: Aucun utilisateur enregistré et 24 invités

cron