l'origine de l islam

Etude de l'islam via les hadiths et le coran
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Re: l'origine de l islam

Nouveau messagede yacoub » 7 Juin 2011 16

Très interessant x22
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yacoub
 
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A l'origine de l islam, le moine Bahira qui ne croyait pas

Nouveau messagede yacoub » 15 Juin 2011 14

Tabari, Histoire des Prophètes et des Rois III 34-35

Or ils arrivèrent près de Bostra, qui est la première ville du territoire de Syrie . Il y
a aux portes de la ville un couvent où résidait un moine nommé Bahira , qui avait
lu les anciens écrits et y avait trouvé la description du prophète. Il y avait près de là
une station où s’arrêtaient toutes les caravanes qui y passaient. La caravane d’ Abu
Talib y arriva pendant la nuit. Quand le jour fut venu, laissant brouter les
chameaux, les gens se mirent à dormir. Muhammad était assis et gardait leurs
effets. Lorsque le soleil devint plus chaud, un nuage ayant la forme d'un grand
bouclier vint ombrager la tête du prophète. Voyant cela, le moine ouvrit la porte du
couvent et en sortit : les gens de la caravane se réveillèrent. Bahira prit Muhammad
sur son cœur et l'interrogea sur sa position, sur son père, sa mère et son grand-père.
Muhammad lui raconta tout, ainsi que l'histoire des anges qui lui avaient ouvert le
corps, exactement comme cela s'était passé. Bahira lui demanda ce qu’il voyait la
nuit en songe, et Muhammad le lui dit. Tout cela s’accordait avec ce que Bahira
avait trouvé dans les livres. Ensuite il regarda entre ses deux épaules et y aperçut le
sceau de la prophétie. Alors il dit à Abu Talib:
-Cet enfant que t'est-il?
L’autre répondit:
-C'est mon fils.
Bahira dit :
-Il est impossible que son père soit vivant.
Abu Talib dit alors:
-C'est mon neveu.
Bahira demanda:
-Où le mènes-tu?
L’autre dit:
-en Syrie.
Bahira dit:
-Celui-ci est le meilleur de tous les hommes de la terre et le prophète d'Allah. Sa
description se trouve dans tous les écrits de l'ancien temps, ainsi que son nom et sa
condition. J’ai maintenant soixante et dix ans, et il y a bien longtemps que j’attends
sa venue comme prophète. Je te conjure par Allah de ne pas le conduire en Syrie,
de peur que les juifs ou les chrétiens ne le voient et ne te l'enlèvent. Ils ne pourront
pas le tuer, parce que personne ne peut enfreindre la décision d'Allah : mais il se
peut qu'ils l'estropient des mains ou des pieds ou du corps. Renvoie-le chez lui à la
Mecque.




ibn Hisham, Conduite de l'envoyé d'Allah 115

La troupe vint à camper à Bostra en Syrie. Il y avait là un moine dans sa cellule du
nom de Bahira, fort versé dans le savoir des chrétiens. De temps immémorial, il y
avait eu là dans une cellule un moine versé dans leur savoir tiré d'un livre qui était
là : quand un moine devenait vieux, il le passait à un autre. Ainsi, ils campèrent
près de Bahira, cette année-là. Bien d'autres fois auparavant, ils étaient passés là, et
le moine ne leur avait pas parlé et ne s'était même pas montré. Mais cette fois,
quand ils campèrent près de sa cellule, le moine leur prépara une abondante
nourriture à cause de quelque chose qu'il avait vu dans sa cellule : alors qu'il s'y
tenait, continue l'histoire, il avait vu le messager d’Allah au milieu de la troupe qui
approchait et il avait vu un nuage blanc le couvrir de son ombre tout seul au milieu
des autres : alors ils arrivèrent et se mirent à l’ombre d'un arbre : le moine vit alors
le nuage couvrir l'arbre et les branches se courber sur le messager d’Allah si bien
qu'elles lui firent un abri. Ayant vu cela Bahira descendit de sa cellule après avoir
déjà donné des ordres pour la nourriture. Quand tout fut prêt, il alla vers la troupe
en disant:
- Je vous ai préparé de la nourriture, ô gens de la tribu des Quraysh et j'aimerais
vous voir tous venir, petits et grands, esclaves et libres.
L'un d'eux lui dit :
-Par Allah, Bahira, qu'est-ce qui te passe par la tête, aujourd'hui? Tu ne nous as
jamais traités de la sorte, et nous sommes pourtant passés bien des fois par ici.
Qu'est-ce que tu as aujourd'hui?
Bahira répondit :
-C'est vrai, mais vous êtes des hôtes et il m’a plu de vous honorer et de vous
préparer de la nourriture pour que puissiez manger.
Ils se rassemblèrent auprès de lui : toutefois en raison de son jeune âge le messager
d’Allah n'était pas parmi eux. Il était resté en arrière auprès des marchandises sous
l’arbre. Lorsque Bahira parcourut des yeux la troupe, il ne vit pas le signe qui lui
était familier et qu'il avait découvert dans son livre, aussi dit-il:
-Ô tribu des Quraysh, qu'aucun de vous ne se tienne à l'écart de ma nourriture.
Ils dirent :
-Ô Bahira, aucun d'entre nous ne se tient à l'écart, à l'exception d'un garçon, le plus
jeune de notre troupe. Il est resté avec les marchandises.
-Ce n'est pas bien, dit-il, appelez-le et qu'il se joigne au repas.
Alors un Quraysh dit :
-Par al Lat et al Uzza, il est inadmissible que le fils d’Abdallah ibn Abd al
Mutthalib ne soit pas avec nous et ne participe pas au repas.
Il alla vers lui, l'embrassa et l’amena auprès des autres. Quand Bahira le vit, il
commença à le considérer avec attention et à observer des traits de son corps qu'il
avait déjà reconnus.
Quand la troupe eut fini de manger et se fut dispersée, Bahira se leva et allant vers
lui, lui dit :
-Jeune homme, je t’adjure par al Lat et par al Uzza de répondre à mes questions.
Bahira ne lui parla ainsi que parce qu'il avait entendu son peuple jurer par ces deux
noms . On dit que le messager d'Allah lui dit:
-Ne me pose pas de questions par al Lat et par al Uzza, car par Allah, il n'est rien
que je déteste plus que ces deux-là.
Bahira reprit:
-Alors, au nom de Allah, réponds à ce que je te demande.
-Demande-moi ce que bon te semblera.
Alors Bahira commença à l'interroger sur certains détails de son sommeil, sur son
apparence extérieure et ses affaires. Le messager d'Allah se mit à lui répondre, et ce
qu'il dit concordait avec la description dans le (livre) de Bahira. Bahira porta les
yeux sur son dos et vit le sceau de la prophétie entre ses épaules, à la place où il
était dit qu'il devait se trouver dans son livre. (... ) C'était comme l'empreinte d'une
ventouse.
Ibn Ishaq poursuit: Quand il eut fini, il alla vers son oncle Abu Talib et dit :
-Ce jeune homme est-il ton parent?
-C'est mon fils.
Bahira reprit :
-Ce n'est pas ton fils. Le père de ce jeune homme ne peut plus être en vie
-A dire vrai, c'est le fils de mon frère.
-Que faisait son père ?
-Il est mort durant la grossesse de sa femme.
-C'est exact, retourne dans ton pays avec ton neveu et prends soin de lui contre les
Juifs : car par Allah, s'ils le voient et savent ce que je sais à son sujet, ils lui
voudront du mal. Une grande surprise attend ton neveu. Retourne vite avec lui dans
votre pays.
Abu Talib repartit sans tarder avec lui, et sitôt ses affaires avec la Syrie terminées,
ils furent bientôt de retour à La Mecque.



Ibn Sad, Tabaqat I/ 99

Retourne avec ton neveu dans ton pays et protège-le contre les juifs, car s'ils le
voient et savent sur lui ce que je sais, ils essayeront de lui nuire.


Masudi, Prairies d'Or 150

Un des personnages de l'intervalle fut enfin le moine Bahira. C'était un chrétien zélé dont le nom, dans les livres chrétiens, est Sergios : il appartient à la tribu des Abd al Qays. Lorsque le prophète, âgé de douze ans, se rendit en Syrie pour y commercer avec son oncle Abu Talib, accompagné d'Abu Bakr et de Bilal, ils passèrent devant la cellule où vivait Bahira. Celui-ci reconnut le prophète à ses traits et à certains signes particuliers, tels que ses livres les lui avaient révélés : il vit le nuage qui l'ombrageait partout où il s'asseyait. Il donna l'hospitalité à ces voyageurs, les reçut avec honneur et leur prépara un repas. Il descendit de sa cellule pour reconnaître le sceau de la prophétie entre les
épaules du prophète, posa la main sur ce signe et crut à la mission de Muhammad. Il révéla ensuite à Abu Bakr et à Bilal ce qui devait arriver à Muhammad, qu'il pria de renoncer à ce voyage en mettant ses parents en garde contre les tentatives des gens du Livre. Abu Talib, l'oncle du prophète, averti de ce danger, ramena son neveu. C'est à la suite de ce voyage que commence l'histoire du prophète avec Khadija, qui fut éclairée sur les signes de sa prophétie et informée de ce qui s'était passé en cours de route.


at Tirmidhi, La description de Muhammad

Le sceau de la prophétie.
Ma tante m’a emmené auprès du prophète et a dit:
-Envoyé d'Allah, le fils de ma soeur souffre.
Alors il a posé sa main sur ma tête et a demandé des bénédictions pour moi, puis il
a fait son ablution rituelle, et j’ai bu l’eau qu’il avait utilisée. (...) J’ai vu le sceau
entre les omoplates de l’envoyé d'Allah, une protubérance de peau rougeâtre.
(...)
J’ai entendu parler l’envoyé d'Allah, et si j’avais voulu embrasser son sceau qui
était entre les épaules, j’aurai pu le faire parce que j’étais très proche. Il parlait de
Sad ibn Muadh le jour où il est mort, en disant:
-Le trône du tout-puissant a tremblé.
(...)
Quand Ali dérivait l’envoyé d'Allah, il disait...:
-Entre ses omoplates, il y avait le sceau de la prophétie et il était le sceau des
prophètes.
(...)
L’envoyé d'Allah m’a dit:
-Abu Zayd! Viens tout près et frappe mon dos.
Je l’ai fait, et mes doigts ont senti le sceau.
J’ai demandé:
-C’est le sceau?
Il a répondu:
-C’est une touffe de poils.
(...)
Salman al Farsi est venu auprès de l’envoyé d'Allah quand il est arrivé à médine,
avec un plateau contenant des dattes fraiches, et il les a placées devant l’envoyé
d'Allah. Il a dit:
-Salman, qu’est ce que c’est?
Il répondit:
-Un don pour toi et tes compagnons.
Alors il le replaça et le jour suivant arriva et il plaça les mêmes devant l’envoyé
d'Allah. Il dit à nouveau:
-Qu’est-ce que c’est?
-Un don pour toi.
Alors l’envoyé d'Allah dit à ses compagnons:
-Prenez-en.
Puis il regarda le sceau dans le dos de l’envoyé d'Allah et se mit à croire en lui.
Mais il appartenait à un juif et alors l’envoyé d'Allah l’a acheté pour un certain
nombre de dinars, à la condition qu’il prenne soin de dattiers jusqu’à ce qu’ils
donnent des fruits.
(...)
Je suis allé voir l’envoyé d'Allah alors qu’il était avec ses compagnons et je me suis
déplacé derrière lui comme ça, et il est venu me demander ce que je désirais. Alors
il a soulevé son vêtement au niveau de son dos et j’ai vu le sceau entre ses
omoplates, ressemblant à un poing serré, et autour il y avait des marques
ressemblant à de petites taupes. Alors j’ai voulu l’embrasser et j’ai dit:
-Qu’Allah te pardonne, envoyé d'Allah!
Il répondit:
-Toi aussi.
Les gens demandèrent:
-L’envoyé d'Allah a demandé le pardon pour toi?
-Oui, et pour vous aussi
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