Le Laboratoire Riva, à Blainville.
© Serge Labrosse
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«Je ne souhaite ça à aucune autre PME. Contester un grief d'accommodement, c'est coûteux en temps, en énergie et en frais d'avocats.»
C'est Fanny Hébert, des Laboratoires Riva, qui a conclu l'entente avec les trois employés musulmans.
Elle se dit très heureuse d'avoir pu le faire à la satisfaction des trois hommes.
C'est sans ressentiment, assure-telle, qu'elle fait néanmoins le constat qu'une «cause» d'accommodement peut s'avérer désastreuse pour une petite entreprise n'ayant pas les moyens de contester une telle requête jusqu'en Cour suprême.
«Si on a réussi à s'entendre, c'est parce qu'un autre employé, Patrick, a accepté d'échanger son quart de travail avec l'un des employés musulmans», dit-elle.
«Mais le jour où Patrick changera d'idée, on se retrouvera face au même problème: il est le seul à pouvoir remplacer Chawki Mokhtari dans sa fonction...»
«Et qu'arriverait-il si nos employés catholiques exigeaient de s'absenter les dimanches ou le Jeudi saint pour aller faire la tournée des sept églises?», demande Guy Prud'homme, v.-p. aux affaires scientifiques du Laboratoire.
Et si l'entreprise comptait non pas trois, mais 20 musulmans pratiquants? «On aurait un gros problème», conclut Fanny Hébert...
