Dieu et Prophète : la glorification d'Erdogan

Antichrist et Armageddon - la Bible prophétise contre l'islam
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Dieu et Prophète : la glorification d'Erdogan

Nouveau messagede oumcc » 25 Mai 2016 22

L'Antichrist, Vers un Djihad Mondial http://www.islam-bible-prophecy.com/antichrist/

Article de Sami Kiliç pour zamanfrance.fr

Yasin Aktay, vice-président de l'AKP et professeur de sociologie, s'est improvisé auteur-compositeur le temps de la campagne électorale. Un texte qu'il a chanté a fait polémique puisqu'il y associe Tayyip Erdogan au prophète de l'islam. Une énième louange qui dérape, pour certains. Une simple tradition à Siirt, pour l'intéressé.

Le mélange des genres continue. Tayyip Erdogan, le très charismatique chef de l'Etat turc, catalyse de plus en plus une étrange ferveur à mesure que la campagne électorale se poursuit. Dans une vidéo qui a beaucoup circulé sur Internet, un citoyen a par exemple jugé bon de déclarer "infidèle" (kafir) celui qui ne votait pas pour l'AKP, Parti de la justice et du développement, laissant pantois l'animateur.

A Gaziantep, le nom de la maire Fatma Sahin avait été inscrit sur un "mahya", une décoration de lumière qui orne les minarets d'une mosquée à l'occasion des fêtes religieuses. Celle-ci avait certes manifesté sa surprise mais c'est dire le niveau qu'a atteint la glorification inconsidérée. Des déclamations qui n'avaient jamais été débitées même pour Necmettin Erbakan, le père de l'islamisme politique turc décédé en 2011.

Une succession de louanges qui prêtent à confusion

L'idolâtrie avait déjà atteint son acmé avec la déclaration du député de Düzce, Fevai Arslan, lors de la campagne des municipales en 2014. "Erdogan est un leader qui condense tous les attributs de Dieu", avait-il lâché.

Récemment, Ethem Sancak, patron d'un groupe de presse qui regroupe les journaux Star, Aksam, Günes et les chaînes Star et Kanal 24 mis amplement à la disposition du pouvoir, a affirmé qu'il était "amoureux" de Tayyip Erdogan, comme Rûmî l'était de Chams.

Tayyip Erdogan en compagnie d'Ethem Sancak lors d'une cérémonie au journal Star

"Un proverbe arabe dit 'que mon père et ma mère te soient sacrifiés !'. Et, moi, je dis la même chose pour Erdogan, 'que mon père, ma mère, ma femme et mes enfants te soient sacrifiés !'". Or, le proverbe arabe dont il est question est exclusivement utilisé pour le Prophète dans la mentalité turque...

Dernièrement, c'est un professeur de sociologie qui a manifesté un enthousiasme pour le moins douteux. Yasin Aktay, vice-président de l'AKP chargé des affaires extérieures, participait à une rencontre à Siirt, province du sud-est de la Turquie et surtout ville d'origine de la First Lady, Emine Erdogan. Candidat à la députation, il s'adressait à un groupe de femmes.

Il s'est alors mis à entonner une chanson déclamant "Serok Recep Tayyip Erdogan, Salli ala Muhammed". "Serok" signifie leader en kurde (Siirt est une région kurdophone et arabophone) alors que la suite est une formule qui bénit le prophète de l'islam, Muhammed.

Un drôle d'attelage qui avait déjà été "osé" par Egemen Bagis, le ministre des Affaires européennes qui avait démissionné à la suite des enquêtes anticorruption mais qui avait été épargné de la Haute Cour par les députés de l'AKP. Reprenant le trio des villes saintes de l'islam, La Mecque, Médine et Jérusalem, il avait ajouté Rize, Istanbul et Siirt, "trois villes sacrées" qui avaient joué un rôle important dans la carrière politique du raïs. Il vient d'être nommé conseiller au Palais présidentiel.

"La faillite de l'islam politique"

Abdülkadir Selvi, chroniqueur au journal pro-gouvernemental Yeni Safak et intime du chef de l'Etat, n'a pas caché son exaspération. Critiquant l'exubérance de Sancak et de Yigit Bulut, le conseiller du président qui promettait de défendre Erdogan avec ses "deux armes et [ses] centaines de balles", Selvi a indiqué que ces éloges ne faisaient que du mal à l'AKP.

"Notre mission en prend un coup", a-t-il écrit avant de fustiger l'hypocrisie des deux compères. "Si Erdogan chancelle, ce sont eux qui seront les premiers à le lâcher".

Ahmet Hakan, du journal Hürriyet, a, quant à lui, estimé que les propos d'Aktay dénotaient la faillite de l'islam politique en Turquie. "En résumé, l'histoire de Yasin Aktay est la suivante : des articles qu'il écrivait sur Bourdieu, il est passé aux bénédictions sur Erdogan. Et cette histoire est en réalité celle de l'islamisme en Turquie. Elle est super édifiante".

Aktay, qui tient une chronique à Yeni Safak, a qualifié d' "incultes" ceux qui l'accusaient de blasphémer. "C'est une chanson qui fait partie du folklore de Siirt", a-t-il argué. "Salli ala Muhammed est un refrain dans cette chanson qui est entonnée dans les mariages, lors des circoncisions ou lorsqu'un jeune va au service militaire. Et c'est une belle tradition de Siirt car elle rappelle qu'il ne faut pas exagérer la joie et le compliment et que nul amour n'est au-dessus de celui qu'on a pour le Prophète", a-t-il écrit.

Source https://www.zamanfrance.fr/article/dieu ... 15953.html
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