Vers la renaissance de l'Empire Ottoman

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Vers la renaissance de l'Empire Ottoman

Nouveau messagede Reloaded » 6 Jan 2018 16

La Turquie étale sa zone d’influence au Soudan pour déclencher une guerre Soudan-Egypte

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La diplomatie turque exerce d’intenses pressions en Afrique. Elle peut faire plier ces États pauvres et sensibles aux promesses d’aide. La présence turque en Afrique, insignifiante au début des années 2000, s’y est ancrée solidement.

La Somalie, qui a bénéficié largement de l’aide turque sous forme de soutien diplomatique, militaire, d’aide au développement et constructions comme l’aéroport de Mogadiscio, inauguré par le président turc en personne, est aujourd’hui sous l’influence de la Turquie.

La visite la semaine dernière de Recep Tayyip Erdogan au Soudan, la première par un président turc, marque un nouvel épisode de l’influence de la Turquie dans la région d’Afrique et de la mer Rouge.

Lors de sa visite à Khartoum le président turc a déclaré, le 25 décembre dernier, que son homologue soudanais avait accepté de remettre provisoirement l’île de Suakin à la Turquie pour la reconstruction.

Conformément à cet accord, le Soudan a concédé l’île à la Turquie pour une durée de 99 ans. Suakin est une ville portuaire du nord-est du Soudan. Son port, qui est l’un des plus anciens ports maritimes d’Afrique sur la mer Rouge, a été conquis par le sultan ottoman en 1517.

La Turquie a aussi conclu plusieurs accords liés à la sécurité de la mer rouge. Ankara va fournir des aides à Khartoum, engagé dans plusieurs guerres internes, tandis que des navires de guerre turcs feront des escales à Port-Soudan, sur la mer Rouge.

Le chef de la diplomatie turque, Mevlud Cavusoglu, a annoncé que son pays porte «un grand intérêt pour la sécurité du Soudan, de l’Afrique et de la mer rouge».

Même son de cloche de la part d’Ibrahim Ghandour, son homologue soudanais qui a dit que son pays a « signé un accord qui pourrait aboutir à une coopération militaire». Et d’ajouter : «le ministère soudanais de la Défense est ouvert à une coopération militaire avec quiconque le voudrait… nous sommes prêts à une coopération de ce genre avec la Turquie».

Cette nouvelle présence militaire turque sur la Mer rouge, située à la frontière ouest de l’Arabie ne devrait pas manquer d’agacer le royaume saoudien. L’Egypte non plus ne devrait pas voir d’un bon œil ce rapprochement entre un pays avec qui elle est en litige frontalier (le Soudan) et une puissance régionale qui ne cesse de la critiquer, en l’occurrence la Turquie qui soutient les Frères musulmans en Égypte.

Au cours de sa visite, Erdogan, accompagné par le président soudanais Omar el-Béchir, s’est rendu sur plusieurs sites ottomans. Erdogan a déclaré que son pays était conscient du potentiel économique de l’Afrique et du Soudan et qu’il avait encouragé les hommes d’affaires turcs à investir dans le pays. L’industrie de la défense turque figurera parmi les investisseurs turcs au Soudan, selon les médias turcs.

Ce pays pauvre de l’est de l’Afrique est soumis depuis des années à des sanctions internationales en raison d’atteintes aux droits de l’homme et de son soutien à certains islamistes extrémistes, dont le leader d’Al-Qaïda Oussama Ben Laden. Le président Béchir, au pouvoir depuis 28 ans, fait lui-même l’objet d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) pour des accusations de génocide dans la région du Darfour (ouest).

Un revirement diplomatique contre l’Arabie saoudite. La visite historique du président turc au Soudan et la conclusion de plusieurs accords stratégiques avec Khartoum ont soulevé plusieurs interrogations quant au nouveau positionnement régional du Soudan qui semble s’être éloigné partiellement de Ryad et d’Abou Dhabi. La visite d’Erdogan, une première pour un président turc depuis l’indépendance du Soudan en 1956, a été interprétée comme une tentative de récupérer le Soudan du giron saoudo-émirati.

Longtemps allié de l’Arabie Saoudite, le Soudan se tourne vers la Turquie pour des raisons économiques : le pays, en quête d’investissements, a perdu trois quarts de ses réserves pétrolières depuis l’indépendance du Soudan du Sud.

« Chaque pays mène sa politique étrangère en fonction de ses intérêts« , confie une source diplomatique à Khartoum. « L’intérêt du Soudan est aujourd’hui économique. »

En mars 2014, les banques saoudiennes avaient interrompu leurs liens avec le Soudan, compliquant les transferts d’argent de centaines de milliers de Soudanais travaillant dans le Golfe. Alors que l’économie soudanaise bat toujours de l’aile, l’Arabie saoudite fait elle-même face à des difficultés en raison de la chute des cours du pétrole.

Aidé par la Turquie, le Soudan veut provoquer l’Égypte pour l’entraîner dans une guerre. Le président Omar el-Béchir a aussi profité de la visite d’Erdogan pour provoquer l’Égypte. Le Caire est convaincu, en tout cas, que Khartoum cherche à l’entraîner dans une guerre.

Le chef du comité technique pour les frontières du côté soudanais, Abdullah Al-Sadiq, a d’ailleurs menacé, cette semaine encore, la poursuite de ce qu’il a appelé «l’occupation égyptienne» sur le triangle Halayeb. Pour lui, cette «occupation» ne vise rien d’autre qu’à entraîner le Soudan dans des affrontements directs, avertissant que la poursuite de ces atteintes sera contre-productive pour les Égyptiens. Le responsable soudanais a aussi menacé que de toutes les façons, l’Égypte sera expulsée un jour ou l’autre de Halayeb.

Pour sa part, le ministère égyptien des Affaires étrangères avait rejeté ce qu’il considérait comme des revendications de souveraineté soudanaises sur la zone frontalière de Halayeb et Shalatin, sur la mer Rouge.

Le Soudan et l’Egypte se disputent depuis de longues années ce territoire frontalier en forme de triangle. Il est situé à l’extrême nord-est du Soudan, sur le littoral de la mer Rouge. Ce territoire est habité par la célèbre tribu soudanaise des Baga et comprend trois grandes villes : Halayeb, Abou Ramad et Shalatin. La zone est gouvernée par l’Egypte, qui y a installé son administration et y offre des services aux habitants. Ceux-ci sont même autorisés à participer au vote lors des élections égyptiennes. Une preuve qu’il ne s’agit pas d’une occupation comme le prétendent les Soudanais.

Le Soudan se contente de s’abriter derrière une revendication basée sur des documents remontant à l’ère coloniale britannique, lorsque les deux pays étaient encore sous le joug de l’empire, dans les années 1950.

D’ailleurs le récent accord signé entre Riyad et Le Caire sur la délimitation de leurs frontières maritimes semble reconnaître la souveraineté égyptienne sur la région de Halayeb, au détriment des revendications soudanaises. C’est ce qui a poussé d’ailleurs les autorités soudaines à monter au créneau et s’allier avec les trucs. Ankara pourrait fournir des aides à Khartoum, si les Soudanais s’engagent dans une guerre contre les Égyptiens, tandis que ses navires de guerre peuvent rejoindre Port-Soudan, sur la mer Rouge.

Véritable bombe à retardement, le dossier pourrait aggraver les tensions régionales. A noter que les menaces soudanaises interviennent à un moment où l’Egypte cherche à exclure les Soudanais des discussions sur les eaux du Nil. Le Caire vient, en effet, de soumettre à l’Ethiopie une proposition relative à la sortie du Soudan des discussions sur la construction du barrage de la Grande Renaissance. A la place, le pays propose l’introduction de la Banque mondiale en tant que médiateur. Et, bien sûr, ce coup de poignard dans le dos a rendu fou de rage le dictateur Omar El-Béchir.

Dans le cadre de ce nouvel épisode de l’influence de la Turquie dans la région d’Afrique, peu d’analystes croient en la bonne foi des responsables de l’État turc. Des informations circulant actuellement indiquent que des membres de Daesh ont pu gagner la Libye par le biais d’un réseau international dans lequel seraient impliqués, entre autres la Turquie et le Qatar. Le président Recep Tayyip Erdogan a toujours joué avec le feu en voulant instrumentaliser les djihadistes.
Reloaded
 
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