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extrait de la ligne éditoriale :
Il ne s’agit donc plus de comprendre ce qu’est l’islam, nous n’avons plus le luxe de nous interroger sur la compatibilité ou non de l’islam avec un état laïc. Il faut que l’islam soit compatible, sans quoi le pire est à prévoir. Dés lors, tout discours sur l’islam (des politiques et des médias institutionnels) ne vise plus à comprendre mais à démontrer que… Il ne vise plus à connaître, mais sert une cause politique. Il ne se situe plus dans la sphère du savoir, mais dans celle de la propagande, aussi louable que puissent être les objectifs de cette propagande.
Les autres religions subissent les effets collatéraux de cette propagande, avec en première ligne le christianisme. Par exemple, afin de rendre les attentats islamistes plus acceptables, on va se focaliser sur les moments, dans l’histoire du christianisme, où l’Église a fait preuve de violence, avec cette rhétorique implicite : « finalement l’islam c’est comme le christianisme, il finira donc par s’intégrer dans nos démocraties modernes comme le christianisme s’est intégré. » Ces rhétoriques simplistes, ces amalgames grossiers, ne doivent leur efficacité qu’au manque cruel de culture religieuse des personnes auxquelles elles s’adressent.